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Association des
Amis du Vieil Arles

Nous vous présentons ici l'éditorial et la rubrique Entre nous des huit derniers bulletins émis.

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Bulletins

​N°185 - Mars 2021


ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LA RUBRIQUE DU MUSÉE BLEU :
NOUVEAUTÉS SUR LES PAVEMENTS D'ARLES ANTIQUE
Par Véronique BLANC-BIJON et Marie-Pierre ROTHÉ

- LE RHÔNE D'ARLES AUX TEMPS ROMAINS :
(DEUXIÈME PARTIE : LE GRAND RHÔNE, À SON ENTRÉE )
Par Jean PITON et Christophe GONZALEZ

- FONTVIEILLE, ARLES (ET MONTMAJOUR) :
DE LA DÉPENDANCE À LA SÉPARATION
Par Marie-Rose BONNET

- LE PRIEURÉ DE LA TOUR DES ABBÉS À FONTVIEILLE
Par Florence BARBEROUSSE - complément d'Emmanuel NANCY

- LE PARC NATUREL RÉGIONAL DE CAMARGUE :
LE CHÄTEAU DE TOURVIEILLE FAIT PEAU NEUVE

- UN MOT ET DES GENS : « SOUQUET », C'EST QUOI ? :
Par Christophe GONZALEZ

 

 


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ÉDITORIAL

Jusque-là réservé à la réflexion, « essentiel » est aujourd’hui le mot qui illustre l’actualité. Si Paul VALÉRY déclarait : « Dans le métier de philosophe il est essentiel de ne pas comprendre », aujourd’hui, dans une approche beaucoup plus pragmatique de la vie quotidienne, chacun a la définition de son essentiel, et c’est en particulier à travers le manque de lien social que s’exprime le plus la détresse humaine. Dans un réalisme qui lui est reconnu, Edgar MORIN ne dit-il pas que : « À force de sacrifier l’essentiel à l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. » C’est ainsi que la crise du Covid a bouleversé nos vies, y redéfinissant l'essentiel, et que, dans l’évaluation des besoins quotidiens, le commerce prioritaire de l’un n’est pas celui de l’autre. Or très paradoxalement, étant tous à la recherche d’une normalité, on est d’accord sur ce point : la normalité, c’est d’abord un monde sans Covid, où l’on est libre d’aller et venir, de se toucher et de respirer sans masques ! À Arles, par anticipation au retour à une vie « normale », une réponse symbolique a été donnée par la remise en eau des fontaines et la réouverture des aires de jeu aux cris joyeux des enfants !

Alors dans ce contexte de pression économique et sociétale, la question est régulièrement posée : la Culture est-elle un bien essentiel ? André MALRAUX affirmait : « Le musée est un des lieux qui donnent la plus haute idée de l'homme ! » De fait, si de nombreux pays ont fermé leurs musées, salles de spectacle et autres lieux culturels en vue de stopper la pandémie, est-ce dans un souci d’équilibre que la culture s’est déplacée en partie sur l'internet, les réseaux sociaux et aux balcons des habitations des grandes villes, mettant d’ailleurs en concurrence la culture patrimoniale, chère aux AVA, et la culture numérique dont certaines œuvres viennent de bouleverser le marché de l’art.

Il n’en demeure pas moins que, quelle que soit son expression artistique, comme l’affirme Ernesto OTTONE, sous-directeur général pour
la Culture à l’UNESCO, « la Culture est à la fois un bien commun essentiel et une source de résilience ». De fait, André MALRAUX, fervent défenseur de la Culture, dans une démarche très humaniste, disait quant à lui : « L’essentiel est à mes yeux ceci : aimer un être n’est pas le tenir pour merveilleux, c’est le tenir pour nécessaire. »

Face à cette anxiété ambiante générée par un avenir incertain, il est grand temps de revenir à notre culture de l’optimisme que deux
philosophes anciens de référence nous rappellent : dire avec PLATON « L’essentiel n’est pas de vivre, mais de bien vivre » et renchérir avec SÉNÈQUE : « L’essentiel est l’emploi de la vie, et non sa durée. »

                                                                                                                                                                  Vincent RAMON

 


​N°184 - Décembre 2020


ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LES 50 ANS DU PARC DE CAMARGUE :
LE DOMAINEDE LA PALISSADE ET LE MUSÉE DE LA CAMARGUE

- LA RUBRIQUE DU MUSÉE BLEU :
UN EXEMPLAIRE INÉDIT DE CANIF DÉCOUVERT À ARLES
Par Alain CHARRON et Aline DONIGA

- 1591 : PREMIÈRE CARTE DE LA CAMARGUE INTÉRIEURE
OU COMMENT ARLES ET LA PROVENCE ÉCHAPPENT À LA SAVOIE

Par Jean-Claude DUCLOS

- LA GAZETTE DE LA MÉDIATHÈQUE :
L'ENCYCLOPÉDIE, SYMBOLE DES LUMIÈRES, À LA MÉDIATHÈQUE

Par Fabienne MARTIN

- LE RHÔNE D'ARLES AUX TEMPS ROMAINS :
(PREMIÈRE PARTIE : À LA RECHERCHE DU PETIT RHÔNE)
Par Jean PITON et Christophe GONZALEZ

- IL ÉTAIT UNE FOIS... LA VILLA DES NAPOLEONS
Par Agathe DEI CAS

- HISTOIRE D'UN COSTUME D'ARLÉSIENNE
Par Jean-François CHAUVET

- UN MARCHAND ARLÉSIEN DU XVIE SIÈCLE :
ANTOINE PEINT ET SON LIVRE DE RAISON
Par Christophe GONZALEZ

- LES TRAVAUX DU COURS DE PROVENÇAL DES AVA
Par Odyle RIO, Michèle TATARIAN et Geneviève PINET

- IN MEMORIAM : HENRI GUIBAUD (1943-2020)

 

 


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ÉDITORIAL

2020 est passée ! Porteuse d’espérance, elle était notée 20/20 en janvier, mais il est bien difficile aujourd’hui de lui accorder quelque qualificatif ! Certains anglophobes seraient tentés de subtiliser à la reine, issue de son discours du trône de 1992, son expression « annus horribilis » mais ce ne serait pas très « fair-play » en ce début historique du Brexit ! Ce fut une année grave qui a vu fleurir dans notre vocabulaire les termes de « distanciel » puis « présentiel » pour qualifier tous types de réunions, réapparaitre dans les livres d’histoire le récit de toutes les pandémies subies au cours des siècles, en particulier en Méditerranée comme une sorte de consolation ! Hélas nous avons tous passé une année organisée comme si… puis vécue comme ça !

En fait, pendant cette période anxiogène, le seul mot qui ait galvanisé le monde et les critiques c’est celui de « pouvoir » ! Certes si la Constitution de la République reconnait officiellement et seulement trois formes de pouvoir, législatif, exécutif et judiciaire, la vie quotidienne nous a soumis depuis un an au régime de tous les pouvoirs et principalement celui des « sachants » ! Nos gouvernants sensibles au pouvoir des scientifiques, les citoyens à celui des médias et des réseaux sociaux, le pouvoir religieux pour dicter nos comportements et nos émotions, sans oublier le pouvoir économique, cause de tous les dangers pour la société !

Dans les faits, si Montesquieu affirmait que « la liberté… n’est là que lorsqu’il n’y a pas d’abus de pouvoir », la question peut véritablement se poser au bilan de cette année !

Pour les AVA, une fois supportées les difficultés d’organisation de nos activités, c’est le pouvoir de l’Histoire, et en particulier de celle de notre ville, qui a dynamisé notre réflexion pour ne pas oublier nos objectifs ; notre programme est aujourd’hui immuablement le même que celui proposé en 1903 par nos fondateurs, Émile FASSIN et Armand DAUPHIN, actualisé en 1971 lors de la résurrection des AVA sous la présidence de Jean LANDRIOT et le dynamisme de René GARAGNON puis de René VENTURE, entre autres militants. 2021 est donc l’année anniversaire de cette renaissance, mais celle aussi d’anniversaire et de manifestations importantes pour Arles avec les 40 ans de l’inscription de huit de ses monuments au patrimoine mondial de l’UNESCO, et cette conjoncture doit nous encourager à préparer cette échéance avec optimisme.

En 2020, pour les 50 ans de sa disparition, les Français se sont souvenus en rendant hommage à Charles De Gaulle. 2021 serait peut-être l’occasion de faire nôtre la citation de ce grand homme :
« L’Histoire, c’est la rencontre d’une volonté et d’un évènement. »

                                                                                                                                                                  Vincent RAMON

 


​N°183 - Septembre 2020


ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LA RUBRIQUE DU MUSÉE BLEU :
LES DERNIÈRES RECHERCHES SUR LE SITE DE LA VERRERIE
Par Marie-Pierre ROTHÉ

- L’ÉCOLE PORTAGNEL, HISTOIRE D’UN LIEU OUBLIÉ
Par Michel BAUDAT

- L’HISTOIRE AVORTÉE DU TRAMWAY D’ARLES
Par Christophe GONZALEZ

- LE PARC NATUREL RÉGIONAL DE CAMARGUE

- JEAN-MARIE MAGNAN (1929 - 2020)
Par Remi VENTURE

 


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ÉDITORIAL

Dans les Lettres persanes, Montesquieu écrivait : « Il n’y a que deux sortes de guerres justes : les unes qui se font pour repousser un ennemi qui attaque ; les autres, pour secourir un allié qui est attaqué. » L’Histoire nous l’a bien appris : une guerre ne se gagne pas seul et dès lors le choix des alliés est primordial pour la victoire !

En cette période perturbée depuis des mois par la situation sanitaire, qualifiée même de guerre, et où les attitudes individuelles s’entrechoquent entre égoïsme et solidarité, il parait important de rappeler quelques évidences apprises lors des derniers conflits mondiaux sur l’importance de l’union autour de valeurs communes ; si le terme d’allié s’applique plus à des épisodes conflictuels, le terme de partenaire a une connotation plus humaniste voire humanitaire, et semble plus adapté à des relations apaisées. De fait, hors
l’usage qu’il peut en être fait pour la vie de couple, être partenaire signifie partager tout ce qui peut nous aider à réaliser les objectifs que nous nous sommes fixés ensemble et, en ce sens, le mot convient parfaitement à la vie associative telle que nous souhaitons la mettre en oeuvre aux AVA. Dans letotal respect des statuts, des occasions de rencontres permettent régulièrement de tisser de nouveaux liens avec des structures diverses et dès lors de convenir avec leurs responsables que ces liens pourraient se transformer en partenariat.
Un comité d’honneur, en mobilisant des personnalités d’expérience, participe aussi d’une sorte de partenariat ; et c’est l’ensemble de cette démarche d’alliance qui permet alors à l’association de prendre des initiatives et mener des actions plus performantes !

N’oublions pas qu’il y a peu, le Patrimoine a été un enjeu symbolique de la guerre au Moyen-Orient et en a subi de graves conséquences… et l’UNESCO, alliée de poids, a été présente pour alerter le monde ! À Arles les choses sont « naturelles » et le Patrimoine fait partie du quotidien et donc (théoriquement) de l’attention de tous… quoique les AVA ont pu avoir à certains
moments le sentiment de manquer d’alliés pour amplifier l’écho de leurs alertes ! Aujourd’hui la quasi-totalité des acteurs culturels arlésiens a récemment affirmé « sa volonté de travailler ensemble, et de faire vivre le patrimoine arlésien par sa créativité et ses talents, » donc d’être de vrais partenaires et les AVA apporteront leur contribution à cette renaissance culturelle de la ville. Mais l’équilibre est encore fragile et l’annulation à Arles de l’édition 2020 des Journées européennes du Patrimoine appelle à la vigilance et la solidarité de tous, faisant de chacun des citoyens arlésiens un allié de sa ville ! En ce sens les Amis du Vieil Arles se réjouissent de fédérer la bonne
volonté de leurs partenaires vers cet objectif !

Ainsi Sacha Guitry n’écrivit-il pas dans « Toutes réflexions faites » : « Même au théâtre, j'ai l'espoir qu'on m'écoute — en regardant mes partenaires. »

                                                                                                                                                              Vincent RAMON


​N°182 - Juin 2020


- ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LE PARC NATUREL RÉGIONAL DE CAMARGUE

- LA GAZETTE DE LA MÉDIATHÈQUE :
QUELQUES PARTITIONS REMARQUABLES DANS LE FONDS MUSICAL
Par Fabienne MARTIN

- VIVRE AUTREFOIS DANS UN HÔTEL PARTICULIER D’ARLES
Par Odile CAYLUX

- POUR PRÉSERVER L’IDENTITÉ DU GRAND MAS
À SAINT-ÉTIENNE DU GRÈS
Par Christophe GONZALEZ


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ÉDITORIAL

Tant cette année est exceptionnelle, en paraphrasant Victor HUGO, nous pourrions dire « ce siècle avait 20 ans… ! ». Or l’Histoire est faite (aussi) de dates de référence et ce premier semestre devrait permettre à 2020 de le devenir !
Arles commençait cette année dans une routine du quotidien, alimentée par des médias à l’actualité très fade, animée par la perspectives des élections municipales dont les campagnes débutaient avec les déclarations successives des candidats potentiels donnant un choix éclectique jusqu’à dix listes  ! Et brusquement le 16 mars, lendemain du premier tour des élections, tout s’accélère et la routine disparait au profit d’une psychose installée par un confinement total des citoyens à l’exception des équipes de santé, et cela pour une pandémie qui est devenue mondiale ! Tout cela chacun d’entre nous l’a vécu, subi et a tenté de s’adapter. Les historiens, Odile CAYLUX en particulier, n’ont pas manqué de faire le parallèle avec l’épidémie de peste qui a touché les Arlésiens il y a tout juste 300 ans et dont le bilan fut terrible ; on a parlé de près de 8 000 morts soit 40 % de la population dont en particulier quatre consuls dont l’engagement social a coûté la vie ; un mausolée aux Alyscamps rappelle leur dévouement, fait spécifique à Arles, ce que les historiens n’ont pas manqué de noter.
Pour cette pandémie au Covid-19, beaucoup de choses ont été dites et nombreuses sont les polémiques, alimentées par les réseaux sociaux et les médias, sur lesquels nombre d’ultracrépidariens s’en sont donné à coeur joie pour expliquer sans connaitre tout et son contraire. Aujourd’hui encore, malgré le déconfinement, les affirmations trompeuses sont telles que les barrières sanitaires commencent par tomber !
Et pendant ce temps les rues désertes faisaient d’Arles le musée à ciel ouvert si souvent décrit ainsi par J. FLAMME dans son guide pratique du voyageur, Arles et sa région (1909). Tout était annulé, campagne électorale pour le second tour comprise, ainsi qu’en particulier la Feria pascale, l’élection de la 24e reine
d’Arles, puis, malgré le déconfinement, les Fêtes d’Arles et la Fête du Costume !
Enfin, délivrance pour la démocratie locale, les élections ont pu se dérouler fin juin et donner à Arles un nouveau maire, un Arlésien, membre du comité d’honneur des AVA depuis 2014, qui a déjà exprimé ses grandes ambitions pour sa ville, son patrimoine exceptionnel et ses habitants car pour lui, l’humain est indissociable du monumental !
Sénèque, philosophe, époux de Paulina, une Arlésienne, et conseiller de l’empereur Néron, l’a bien écrit : « Le discours est l’expression de l’âme ! »
Et cela est déjà tout un programme !

                                                                                                                                                              Vincent RAMON


​N°HA14 - Mars 2020


- PRÉFACE
par Vincent RAMON, président des Amis du Vieil Arles

- AVANT-PROPOS

- PREMIÈRE PARTIE : 1953-1961

- SECONDE PARTIE : 1961-1970

- AUTRES PHOTOS D'ÉPOQUE


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PRÉFACE


Avec ce bulletin de la série « Histoire d’Arles », les Amis du Vieil Arles, dans le droit fil de leur mission de transmission, renouent avec leur vocation de grands témoins. Aujourd’hui s’agissant du patrimoine naturel emblématique du Pays d’Arles, la Camargue, c’est bien de la petite et de la grande histoire du delta du Rhône dont il est question. Certes l’Encyclopédie de la Camargue, véritable dictionnaire amoureux, raconte l’histoire de cette réserve de biosphère, territoire de nature et de culture reconnu par l’UNESCO à ces deux titres. En leur temps, Carle Naudot, Folco de Baroncelli-Javon, Hubert Yonnet, Paul Ricard, furent des témoins et acteurs majeurs de ce territoire. L’engagement de Luc Hoffmann fut également en tout point singulier, essentiellement par le rayonnement scientifique exemplaire qu’il a offert à ce territoire si particulier, en y créant dès 1954 la station biologique de la Tour du Valat. Fidèle adhérent de notre association dès sa renaissance en 1971, Luc Hoffmann nous a fait l’honneur d’accepter de siéger dans notre comité d’honneur, où lui a aujourd’hui succédé sa fille, Vera Michalski-Hoffmann.

C’est une grande fierté et une grande joie de publier ce récit de Pierre Aguesse, Louis Bigot et Jacques Blondel, véritable « préhistoire » de l’oeuvre camarguaise de Luc Hoffmann, en partenariat avec l’association des Amis de la Tour du Valat et aux côtés de la Fondation.

                                                                                                                                                              Vincent RAMON


​N°181 - Décembre 2019


- ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LE CIMETIÈRE « TAURIN » DE SAINT-MARTIN-DE-CRAU
Par Jacques GARCIN

- SAINT-ROCH, LA PESTE, LE CHOLÉRA... ET LE CORDONNIER !
Par Christophe GONZALEZ

- LE 27E RTA À ARLES : DES TIRAILLEURS POUR ASSURER L’ORDRE
Par Jean-Arthur NOÎQUE

- L’EXTENSION DU MUSÉE DE LA CAMARGUE
Par Estelle ROUQUETTE

- LA GAZETTE DE LA MÉDIATHÈQUE : TRENTE ANS DE DONATIONS AUX FONDS PATRIMONIAUX
Par Remi VENTURE

- UN CRIME, UN SUICIDE, UNE CHANSON : ARLES, 1846
Par Christophe GONZALEZ

- LES NOUVEAUX MOYENS DE RECHERCHE AUX ARCHIVES COMMUNALES D’ARLES
Par Michel BAUDAT

- À PROPOS DE L’OUVRAGE LES HÔTELS PARTICULIERS D’ARLES
Par Christophe GONZALEZ


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ÉDITORIAL

Être ou ne pas être Arlésien, telle est la question ! Et il ne s’agit pas là d’une question shakespearienne posée aux habitants d’Arles intra-muros, mais bien celle posée à tous les citoyens de ce territoire arlésien, ce Pays d’Arles dont certains veulent se revendiquer et que d’autres font semblant d’ignorer ! Et ce n’est pas la période électorale qui débute qui va permettre de donner une réponse !
Le plus souvent, c’est en évoquant son patrimoine que Arles, fort de ses huit monuments classés par l’UNESCO au patrimoine mondial, fait exception dans ce territoire ; or c’est oublier un peu rapidement qu’en 2003, l’UNESCO a défini dans une convention le patrimoine culturel immatériel (PCI) dont font partie les traditions et expressions orales, y compris la langue, […], les pratiques sociales, rituels, et événements festifs, […], les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel. En résumé, le PCI, ce sont les manifestations de la culture dite traditionnelle et ses savoir-faire, tels que Frédéric Mistral a souhaité les mettre à l’honneur dans son Museon Arlaten ; alors, dans ce contexte, le Pays d’Arles devient tout naturellement celui défini sur la carte que Fernand Benoît et Léo Lelée ont dessinée en 1941 à partir des traditions et de la culture de ce territoire pris dans son ensemble.
Alors quoi de plus naturel aujourd’hui que de voir ce peuple du Pays d'Arles manifester solennellement quand il pense que la pratique de sa langue est en danger face à une « simplification administrative » qui veut que le baccalauréat relativiserait son importance au point d’en risquer sa disparition ; et dans un autre contexte, quand ce peuple manifeste, aux côtés de ses gardians, craignant de ne plus pouvoir pratiquer sa tradition taurine en raison de la politique commerciale inique d’une grande société d’assurances qui l’empêcherait de faire vivre « la fe di bióu » ! Dans le sens inverse, c’est ce même peuple qui saura se mobiliser positivement autour de deux projets de classement en préparation autour des traditions : l’un s’attachera à faire reconnaître « le port du costume d’Arles » et l’autre s’intitulera « Pratiques et savoir-faire des gens de bouvine ». Voilà une belle réponse à ceux qui douteraient que notre culture provençale et nos traditions savent rassembler et créer une identité régionale incontestable.
Jean d'Ormesson ne nous invite-t-il pas à méditer en déclarant : La plus haute tâche de la tradition est de rendre au progrès la politesse qu'elle lui doit et de permettre au progrès de surgir de la tradition comme la tradition a surgi du progrès.
C’est donc plein de cet espoir que je vous souhaite, après de belles fêtes familiales pleines de joie et de bonheur, une nouvelle année riche de traditions en attendant le 1er mai où le maire proclamera pour la 24e fois « Pople d’Arle, veici ta Reino ! ».

                                                                                                                          Vincent RAMON


​N°180 - Septembre 2019


- ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- HERPY-L'ARLÉSIENNE :
100 ANS DE MÉMOIRE ET DE SOLIDARITÉ (1919-2019)

Par Christophe GONZALEZ

- ARLES FACE AUX RISQUES SANITAIRES AU XVIIIIE SIÈCLE
Par Michel BAUDAT

- LA SAGA DU « SOCISSOT D'ARLE »
Par Max DANIEL

- LA RUBRIQUE DU MUSÉE BLEU :
LA FOLLE HISTOIRE D’ARLES-RHÔNE 3 (SUITE ET FIN)

- POUR LES 150 ANS DES LETTRES DE MON MOULIN :
À MONTAUBAN
Par Jean-François CHAUVET


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ÉDITORIAL

« Patrimoine », le mot est lâché… tonitruant, presque une injure à l’évidence ! Comment peut-on à Arles oser parler de l’évidente importance du Patrimoine ? Et ne voilà-t-il pas brusquement, l’actualité aidant, que le Patrimoine verrait son statut arlésien se modifier pour devenir un argument électoral ! Ne dit-on pas : « Mieux vaut tard que jamais ! »
Les AVA ont de la mémoire, c’est même leur principal objectif, et ne manquent pas de noter les évènements qui ont jalonné nos 2 000 ans d’histoire ; alors, enfin, par cette prise en compte, ne serait-on pas en train d’écrire l’histoire de notre ville à l’aube du XXIe siècle et la mettre ainsi au coeur de nos espoirs ! Quitte à être politiquement incorrect, et même si les consommateurs vont y retrouver leur compte, au moment d’inaugurer un nouvel espace commercial, nul ne pense plus à la halle Lustucru qui a fait les frais de cet aménagement ! Certains veulent relativiser son naufrage et son importance patrimoniale compte tenu de la richesse de notre « vrai » patrimoine, mais le principe d’une telle disparition est difficilement acceptable car le risque est grand de voir abandonnés tous ces « petits » lieux publics et privés, classés « sans importance » et pourtant merveilleux témoins de notre histoire !
Jean GIONO n’a-t-il pas écrit :   La Provence dissimule ses mystères derrière leur évidence » ?
Si l’on en juge par les délégations au sein du ministère de la Culture, il est important de noter que dans l’océan de la Culture, le patrimoine n’est qu’un petit îlot d’intérêt ; or à Arles, il est important de le noter et d’en féliciter au passage les élus qui en sont à l’origine et qui l’animent,
il existe un service du Patrimoine distinct de celui de la Culture et cette situation doit perdurer si nous souhaitons que notre ville poursuive son rayonnement culturel au-delà des manifestations exceptionnelles qui l’animent saisonnièrement. Le Patrimoine est enfin considéré comme une part importante et déterminante de l’attractivité touristique de notre cité, que les Arlésiens doivent aussi pouvoir s’approprier afin, ensuite de le partager avec leur famille et nos visiteurs !
Depuis 1997, c’est la double aspiration du téléspectateur qui regarde « Des racines et des ailes » : l’autochtone se délecte de redécouvrir ainsi
l’importance patrimoniale de son lieu de vie, et « l’étranger » n’a de cesse que de vouloir y venir pour le connaitre mieux !
Au-delà de la valorisation économique d’un territoire, nos élus devront s’attacher à le rendre attractif pour ses propres habitants !
Car comme le déclarait Charles DE GAULLE dans son discours du 21 octobre 1941 : « L’évidence ne suffit pas toujours à convaincre ! »

                                                                                                                                            Vincent RAMON


​N°179 - Juin 2019


- ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LE JOURNAL D’HÉLÈNE TRUCHOT (SUITE ET FIN)
Recueilli par Christophe GONZALEZ

- LES DESSOUS DE L’ARLÉSIENNE...
Par Max DANIEL

- LA RUBRIQUE DU MUSÉE BLEU :
LA FOLLE HISTOIRE D’ARLES-RHÔNE 3

- LA GAZETTE DE LA MÉDIATHÈQUE :
LE BERCEAU DE L’IMPRIMERIE : LES INCUNABLES
Par Fabienne MARTIN

- LOU POUGAU, SUIVI DE LA SELLO CAMARGUENCO
DE REAGAN ET DE LA CHOURMO DI POUÈTO
Par Robert APRIN


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ÉDITORIAL

Lundi 15 avril 2019, 18 h 45, kilomètre zéro : Notre-Dame est en feu ! Du millier de fidèles participants à la messe du soir aussitôt évacués aux millions de spectateurs interloqués, sur place, par réseaux sociaux interposés ou devant leur écran de télévision, l’émotion est immédiate et
démesurée ! Car bien au-delà du lieu géographique de référence, chacun ayant un jour appris que la France a été très longtemps « la fille ainée de l’Église », c’est la symbolique spirituelle qui saisit tout un chacun, et avec l’aide des médias aussitôt sur place, c’est le monde entier qui est touché ! Peut-être faut-il remonter au 11 septembre 2001 et au sort du World Trade Center à New York pour vivre un tel évènement universel ; pourtant ce jour-là c’était un attentat tragique qui provoqua des milliers de victimes, alors qu’à Paris nulle victime et seuls les pompiers, véritables nouveaux compagnons du devoir, se battent sans relâche pour la survie d’un monument empli de symboles, témoin de l’Histoire de France !

Après ce spectacle médiatique sans précédent, et alors que les cendres de la flèche fument encore, c’est un déferlement d’avis tout azimut de toutes sortes et de toutes personnes, alimenté par un élan de souscription financière prématuré, qui se veut réconfortant mais qui va déclencher des polémiques stériles ! Ne voilà-t-il pas que Viollet Le Duc, à qui l’on doit de nombreuses rénovations dont Notre-Dame entre 1844 et 1864, se trouve des héritiers prêts à la réhabilitation immédiate et contemporaine de la cathédrale ; que le pouvoir politique légifère pour garantir une reconstruction rapide, et que les experts pétitionnent pour garder la main ! Mais tous les bacheliers savent bien que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement : Victor HUGO lui-même n’avait-il pas obtenu en 1845 une loi pour la restauration de la cathédrale qui était alors en piteux état ! En ce début de semaine sainte, dans cette tourmente médiatique et psychologique, seul Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, malgré sa tristesse mais dans son espérance, tempère cette effervescence et rappelle la symbolique de l’évènement et la renaissance future de ce monument qui appartient au monde entier.

Et si Arles… ? Et si notre ville se trouvait un jour, certes dans une moindre mesure, confrontée à une telle tragédie ? Que n’a-t-on pas dit en 2015 lors de la destruction du patrimoine de Palmyre ? Riche de son patrimoine religieux, de ses huit monuments inscrits au Patrimoine mondial par l’UNESCO et de sa centaine de sites classés, notre ville est fragile ! Les Arlésiens se mobiliseraient-ils pour elle ? Nos (futurs) élus sont-ils bien conscients de cette valeur universelle ? La question peut se poser ! Seul l’avenir nous le dira !

Or Paul Valéry n’a-t-il pas écrit : « La mémoire est l'avenir du passé.

                                                                                                                                            Vincent RAMON