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Association des
Amis du Vieil Arles

Nous vous présentons ici l'éditorial et la rubrique Entre nous des huit derniers bulletins émis.

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Bulletins

​N°187 - Septembre 2021


ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- ARLES (ET SON OBÉLISQUE),
DE L'AIGLE NAPOLÉONIEN AU SOLEIL DES BOURBONS 
Par Michel BAUDAT et Christophe GONZALEZ

- LE RHÔNE D'ARLES AUX TEMPS ROMAINS :
(TROISIÈME PARTIE : DES AMPHORES, DES HOMMES ET LE RHÔNE)
Par Jean PITON et Christophe GONZALEZ

- MARIE-ROSE
Par Jacques GARCIN

- LE PRIEURÉ DE LA TOUR DES ABBÉS À FONTVIEILLE
Par Florence BARBEROUSSE - complément d'Emmanuel NANCY

- LE RUBAN D'ARLÉSIENNE DE LÉO LELÉE
Par Jean-François CHAUVET

- LE PATRIMOINE :  UN ENJEU CITOYEN
Par Christian MOURISARD

IN MEMORIAM : DOCTEUR PHILIPPE VALON

 

 


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ÉDITORIAL

Les échos donnés cette année au retour tant espéré et attendu des journées européennes du patrimoine nous montrent combien la prise en compte de son importance dans le quotidien des Français et des Arlésiens en particulier n’est plus à démontrer, toutes générations confondues. « Patrimoine pour tous », tel était le thème de cette édition 2021, et dès lors s’est affichée une volonté réelle pour le ministère, la ville et les AVA dans leur élan, de formaliser pour lui ce devoir d’identification, de valorisation, qu’il soit matériel ou immatériel, avec un objectif de transmission de cette passion partagée avec les nouvelles générations. En cette année où Arles célèbre les 40 ans du classement de ses huit monuments emblématiques au patrimoine mondial de l’humanité, il est très intéressant de noter que cet objectif est en concordance avec celui de l’UNESCO qui, dans sa campagne en cours intitulée « Patrimoine mondial, aujourd’hui
et demain avec les jeunes », déclare que pour sensibiliser les jeunes, il convient de retenir que les garanties de la transmission, la sauvegarde et la protection du patrimoine soient d’abord la marque du respect de soi-même et de l’autre et l’acceptation de la diversité. Un pas vers l’humanisme du XXIe siècle ? Dont acte !
Certains pensent très simplement que transmettre ces valeurs du patrimoine est un devoir de mémoire dont on peut se libérer une fois par an en présentant le monument et en racontant brièvement son histoire ; en fait Simone VEIL n’affirmait-elle pas dans une interview en 2005 : « Je n'aime pas l'expression « devoir de mémoire ». En ce domaine, la notion d'obligation n'a pas sa place. Autre chose est le devoir d'enseigner, de transmettre. Là, oui, il y a un devoir ». Dans ce contexte la mission est beaucoup plus complexe et demande une implication accrue de toutes les générations qui souhaitent réellement transmettre cet héritage ; il convient alors de se remémorer la pensée d’Honoré DE BALZAC qui affirmait en 1910 que « les connaissances humaines sont un dépôt précieux qu’un siècle doit transmettre intact à un autre quand il ne les augmente pas ».
Arles est ainsi faite que la richesse et la diversité de son patrimoine associées à ses 2 000 ans d’histoire continue peuvent laisser croire que sa transmission se faisant naturellement, sa renommée suffira à assurer son rayonnement culturel !
Or comme le rappela en 46 av. J-C, dans l’une de ses sentences Publilius SYRUS, ancien esclave affranchi et poète romain reconnu par César lui-même : « Une bonne renommée est comme un second patrimoine »… Aux Arlésiens de sauvegarder ce dernier !

                                                                                                                                                                  Vincent RAMON

 


​N°186 - Juin 2021


AVANT-PROPOS
Par Vincent RAMON

ÉDITORIAL
Par Patrick DE CAROLIS

- LE MUSÉE DE LA CAMARGUE :
MUSÉE DE FRANCE, MUSÉE DE SOCIÉTÉ, MUSÉE DE PARC

- AUX ORIGINES DE LA CAMARGUE :
CHRONIQUE D'UNE EXPOSITION-BILAN

- PARCOURS DE L'EXPOSITION

- EN APARTÉ AVEC... ESTELLE ROUQUETTE,
COMMISSAIRE DE L'EXPOSITION

- BIBLIOGRAPHIE

- INFORMATIONS PRATIQUES

 

 


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AVANT-PROPOS

Partenaires attentifs du Parc naturel régional de Camargue, les Amis du Vieil Arles sont honorés d’accompagner et de  pérenniser à travers cette exposition exceptionnelle le rayonnement culturel de son musée, véritable vitrine historique de ce territoire singulier, dans la droite ligne de la démarche ethnologique initiée à la fin du XIXe siècle par Frédéric Mistral.

Cette exposition reflète ainsi la qualité de la muséographie du Musée de la Camargue et révèle la richesse de ses collections ethnographiques axées sur la culture et les traditions de ce terroir, dans une vraie complémentarité avec son grand frère, le Museon Arlaten, dont les Arlésiens, à l’occasion de sa réouverture, s’émerveillent à nouveau devant l’expression contemporaine de la culture provençale retrouvée dans sa tradition.

Rappelons aussi le rayonnement mondial de notre musée que nos amis du musée ethnographique d’Hangzhou ont reconnu en invitant son équipe en 2014 à présenter en Chine ses trésors symboliques de Camargue.

Notre pays, la France, a cette richesse de posséder des lieux bâtis, naturels, industriels qui ont ce pouvoir de sembler être habités d’une histoire humaine indéfinissable. La saline royale d’Arc-et-Senans, la forêt de Brocéliande sont de ceux-là. La Camargue par la diversité de ses lieux étonnants cultive tous ces atouts humanistes d’attractivité y compris par
la découverte de sa biosphère exceptionnelle.

C’est le Rhône qui, créant son delta entre ses deux bras majeurs, a donné son identité à cette terre et, par ses méandres successifs auxquels l’Homme s’est adapté, a forgé son histoire. Erik Orsenna, président de « Initiatives pour l’avenir des grands fleuves », évoquant son amour pour les fleuves et les raisons de les aimer, chacun d’entre eux ayant son originalité, n’a-t-il pas écrit à son sujet : « Pour chacun, je cherche toujours le mot qui le résume… Ainsi, pour le Rhône, j’hésite encore… Impétueux ? Fier pourrait convenir. Savez-vous que ce mot a la même origine que féroce ? Il y a de la bête sauvage dans le Rhône. » Et d’ajouter : « … car le fleuve est un royaume dont les habitants ne sont pas seulement les poissons mais aussi les légendes. »

C’est une déclaration que ne renierait pas le félibre et gardian Joseph d’Arbaud.

                                                                                                                                                                  Vincent RAMON

 


​N°185 - Mars 2021


ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LA RUBRIQUE DU MUSÉE BLEU :
NOUVEAUTÉS SUR LES PAVEMENTS D'ARLES ANTIQUE
Par Véronique BLANC-BIJON et Marie-Pierre ROTHÉ

- LE RHÔNE D'ARLES AUX TEMPS ROMAINS :
(DEUXIÈME PARTIE : LE GRAND RHÔNE, À SON ENTRÉE )
Par Jean PITON et Christophe GONZALEZ

- FONTVIEILLE, ARLES (ET MONTMAJOUR) :
DE LA DÉPENDANCE À LA SÉPARATION
Par Marie-Rose BONNET

- LE PRIEURÉ DE LA TOUR DES ABBÉS À FONTVIEILLE
Par Florence BARBEROUSSE - complément d'Emmanuel NANCY

- LE PARC NATUREL RÉGIONAL DE CAMARGUE :
LE CHÄTEAU DE TOURVIEILLE FAIT PEAU NEUVE

- UN MOT ET DES GENS : « SOUQUET », C'EST QUOI ? :
Par Christophe GONZALEZ

 

 


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ÉDITORIAL

Jusque-là réservé à la réflexion, « essentiel » est aujourd’hui le mot qui illustre l’actualité. Si Paul VALÉRY déclarait : « Dans le métier de philosophe il est essentiel de ne pas comprendre », aujourd’hui, dans une approche beaucoup plus pragmatique de la vie quotidienne, chacun a la définition de son essentiel, et c’est en particulier à travers le manque de lien social que s’exprime le plus la détresse humaine. Dans un réalisme qui lui est reconnu, Edgar MORIN ne dit-il pas que : « À force de sacrifier l’essentiel à l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. » C’est ainsi que la crise du Covid a bouleversé nos vies, y redéfinissant l'essentiel, et que, dans l’évaluation des besoins quotidiens, le commerce prioritaire de l’un n’est pas celui de l’autre. Or très paradoxalement, étant tous à la recherche d’une normalité, on est d’accord sur ce point : la normalité, c’est d’abord un monde sans Covid, où l’on est libre d’aller et venir, de se toucher et de respirer sans masques ! À Arles, par anticipation au retour à une vie « normale », une réponse symbolique a été donnée par la remise en eau des fontaines et la réouverture des aires de jeu aux cris joyeux des enfants !

Alors dans ce contexte de pression économique et sociétale, la question est régulièrement posée : la Culture est-elle un bien essentiel ? André MALRAUX affirmait : « Le musée est un des lieux qui donnent la plus haute idée de l'homme ! » De fait, si de nombreux pays ont fermé leurs musées, salles de spectacle et autres lieux culturels en vue de stopper la pandémie, est-ce dans un souci d’équilibre que la culture s’est déplacée en partie sur l'internet, les réseaux sociaux et aux balcons des habitations des grandes villes, mettant d’ailleurs en concurrence la culture patrimoniale, chère aux AVA, et la culture numérique dont certaines œuvres viennent de bouleverser le marché de l’art.

Il n’en demeure pas moins que, quelle que soit son expression artistique, comme l’affirme Ernesto OTTONE, sous-directeur général pour
la Culture à l’UNESCO, « la Culture est à la fois un bien commun essentiel et une source de résilience ». De fait, André MALRAUX, fervent défenseur de la Culture, dans une démarche très humaniste, disait quant à lui : « L’essentiel est à mes yeux ceci : aimer un être n’est pas le tenir pour merveilleux, c’est le tenir pour nécessaire. »

Face à cette anxiété ambiante générée par un avenir incertain, il est grand temps de revenir à notre culture de l’optimisme que deux
philosophes anciens de référence nous rappellent : dire avec PLATON « L’essentiel n’est pas de vivre, mais de bien vivre » et renchérir avec SÉNÈQUE : « L’essentiel est l’emploi de la vie, et non sa durée. »

                                                                                                                                                                  Vincent RAMON

 


​N°184 - Décembre 2020


ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LES 50 ANS DU PARC DE CAMARGUE :
LE DOMAINEDE LA PALISSADE ET LE MUSÉE DE LA CAMARGUE

- LA RUBRIQUE DU MUSÉE BLEU :
UN EXEMPLAIRE INÉDIT DE CANIF DÉCOUVERT À ARLES
Par Alain CHARRON et Aline DONIGA

- 1591 : PREMIÈRE CARTE DE LA CAMARGUE INTÉRIEURE
OU COMMENT ARLES ET LA PROVENCE ÉCHAPPENT À LA SAVOIE

Par Jean-Claude DUCLOS

- LA GAZETTE DE LA MÉDIATHÈQUE :
L'ENCYCLOPÉDIE, SYMBOLE DES LUMIÈRES, À LA MÉDIATHÈQUE

Par Fabienne MARTIN

- LE RHÔNE D'ARLES AUX TEMPS ROMAINS :
(PREMIÈRE PARTIE : À LA RECHERCHE DU PETIT RHÔNE)
Par Jean PITON et Christophe GONZALEZ

- IL ÉTAIT UNE FOIS... LA VILLA DES NAPOLEONS
Par Agathe DEI CAS

- HISTOIRE D'UN COSTUME D'ARLÉSIENNE
Par Jean-François CHAUVET

- UN MARCHAND ARLÉSIEN DU XVIE SIÈCLE :
ANTOINE PEINT ET SON LIVRE DE RAISON
Par Christophe GONZALEZ

- LES TRAVAUX DU COURS DE PROVENÇAL DES AVA
Par Odyle RIO, Michèle TATARIAN et Geneviève PINET

- IN MEMORIAM : HENRI GUIBAUD (1943-2020)

 

 


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ÉDITORIAL

2020 est passée ! Porteuse d’espérance, elle était notée 20/20 en janvier, mais il est bien difficile aujourd’hui de lui accorder quelque qualificatif ! Certains anglophobes seraient tentés de subtiliser à la reine, issue de son discours du trône de 1992, son expression « annus horribilis » mais ce ne serait pas très « fair-play » en ce début historique du Brexit ! Ce fut une année grave qui a vu fleurir dans notre vocabulaire les termes de « distanciel » puis « présentiel » pour qualifier tous types de réunions, réapparaitre dans les livres d’histoire le récit de toutes les pandémies subies au cours des siècles, en particulier en Méditerranée comme une sorte de consolation ! Hélas nous avons tous passé une année organisée comme si… puis vécue comme ça !

En fait, pendant cette période anxiogène, le seul mot qui ait galvanisé le monde et les critiques c’est celui de « pouvoir » ! Certes si la Constitution de la République reconnait officiellement et seulement trois formes de pouvoir, législatif, exécutif et judiciaire, la vie quotidienne nous a soumis depuis un an au régime de tous les pouvoirs et principalement celui des « sachants » ! Nos gouvernants sensibles au pouvoir des scientifiques, les citoyens à celui des médias et des réseaux sociaux, le pouvoir religieux pour dicter nos comportements et nos émotions, sans oublier le pouvoir économique, cause de tous les dangers pour la société !

Dans les faits, si Montesquieu affirmait que « la liberté… n’est là que lorsqu’il n’y a pas d’abus de pouvoir », la question peut véritablement se poser au bilan de cette année !

Pour les AVA, une fois supportées les difficultés d’organisation de nos activités, c’est le pouvoir de l’Histoire, et en particulier de celle de notre ville, qui a dynamisé notre réflexion pour ne pas oublier nos objectifs ; notre programme est aujourd’hui immuablement le même que celui proposé en 1903 par nos fondateurs, Émile FASSIN et Armand DAUPHIN, actualisé en 1971 lors de la résurrection des AVA sous la présidence de Jean LANDRIOT et le dynamisme de René GARAGNON puis de René VENTURE, entre autres militants. 2021 est donc l’année anniversaire de cette renaissance, mais celle aussi d’anniversaire et de manifestations importantes pour Arles avec les 40 ans de l’inscription de huit de ses monuments au patrimoine mondial de l’UNESCO, et cette conjoncture doit nous encourager à préparer cette échéance avec optimisme.

En 2020, pour les 50 ans de sa disparition, les Français se sont souvenus en rendant hommage à Charles De Gaulle. 2021 serait peut-être l’occasion de faire nôtre la citation de ce grand homme :
« L’Histoire, c’est la rencontre d’une volonté et d’un évènement. »

                                                                                                                                                                  Vincent RAMON

 


​N°183 - Septembre 2020


ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LA RUBRIQUE DU MUSÉE BLEU :
LES DERNIÈRES RECHERCHES SUR LE SITE DE LA VERRERIE
Par Marie-Pierre ROTHÉ

- L’ÉCOLE PORTAGNEL, HISTOIRE D’UN LIEU OUBLIÉ
Par Michel BAUDAT

- L’HISTOIRE AVORTÉE DU TRAMWAY D’ARLES
Par Christophe GONZALEZ

- LE PARC NATUREL RÉGIONAL DE CAMARGUE

- JEAN-MARIE MAGNAN (1929 - 2020)
Par Remi VENTURE

 


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ÉDITORIAL

Dans les Lettres persanes, Montesquieu écrivait : « Il n’y a que deux sortes de guerres justes : les unes qui se font pour repousser un ennemi qui attaque ; les autres, pour secourir un allié qui est attaqué. » L’Histoire nous l’a bien appris : une guerre ne se gagne pas seul et dès lors le choix des alliés est primordial pour la victoire !

En cette période perturbée depuis des mois par la situation sanitaire, qualifiée même de guerre, et où les attitudes individuelles s’entrechoquent entre égoïsme et solidarité, il parait important de rappeler quelques évidences apprises lors des derniers conflits mondiaux sur l’importance de l’union autour de valeurs communes ; si le terme d’allié s’applique plus à des épisodes conflictuels, le terme de partenaire a une connotation plus humaniste voire humanitaire, et semble plus adapté à des relations apaisées. De fait, hors
l’usage qu’il peut en être fait pour la vie de couple, être partenaire signifie partager tout ce qui peut nous aider à réaliser les objectifs que nous nous sommes fixés ensemble et, en ce sens, le mot convient parfaitement à la vie associative telle que nous souhaitons la mettre en oeuvre aux AVA. Dans letotal respect des statuts, des occasions de rencontres permettent régulièrement de tisser de nouveaux liens avec des structures diverses et dès lors de convenir avec leurs responsables que ces liens pourraient se transformer en partenariat.
Un comité d’honneur, en mobilisant des personnalités d’expérience, participe aussi d’une sorte de partenariat ; et c’est l’ensemble de cette démarche d’alliance qui permet alors à l’association de prendre des initiatives et mener des actions plus performantes !

N’oublions pas qu’il y a peu, le Patrimoine a été un enjeu symbolique de la guerre au Moyen-Orient et en a subi de graves conséquences… et l’UNESCO, alliée de poids, a été présente pour alerter le monde ! À Arles les choses sont « naturelles » et le Patrimoine fait partie du quotidien et donc (théoriquement) de l’attention de tous… quoique les AVA ont pu avoir à certains
moments le sentiment de manquer d’alliés pour amplifier l’écho de leurs alertes ! Aujourd’hui la quasi-totalité des acteurs culturels arlésiens a récemment affirmé « sa volonté de travailler ensemble, et de faire vivre le patrimoine arlésien par sa créativité et ses talents, » donc d’être de vrais partenaires et les AVA apporteront leur contribution à cette renaissance culturelle de la ville. Mais l’équilibre est encore fragile et l’annulation à Arles de l’édition 2020 des Journées européennes du Patrimoine appelle à la vigilance et la solidarité de tous, faisant de chacun des citoyens arlésiens un allié de sa ville ! En ce sens les Amis du Vieil Arles se réjouissent de fédérer la bonne
volonté de leurs partenaires vers cet objectif !

Ainsi Sacha Guitry n’écrivit-il pas dans « Toutes réflexions faites » : « Même au théâtre, j'ai l'espoir qu'on m'écoute — en regardant mes partenaires. »

                                                                                                                                                              Vincent RAMON


​N°182 - Juin 2020


- ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LE PARC NATUREL RÉGIONAL DE CAMARGUE

- LA GAZETTE DE LA MÉDIATHÈQUE :
QUELQUES PARTITIONS REMARQUABLES DANS LE FONDS MUSICAL
Par Fabienne MARTIN

- VIVRE AUTREFOIS DANS UN HÔTEL PARTICULIER D’ARLES
Par Odile CAYLUX

- POUR PRÉSERVER L’IDENTITÉ DU GRAND MAS
À SAINT-ÉTIENNE DU GRÈS
Par Christophe GONZALEZ


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ÉDITORIAL

Tant cette année est exceptionnelle, en paraphrasant Victor HUGO, nous pourrions dire « ce siècle avait 20 ans… ! ». Or l’Histoire est faite (aussi) de dates de référence et ce premier semestre devrait permettre à 2020 de le devenir !
Arles commençait cette année dans une routine du quotidien, alimentée par des médias à l’actualité très fade, animée par la perspectives des élections municipales dont les campagnes débutaient avec les déclarations successives des candidats potentiels donnant un choix éclectique jusqu’à dix listes  ! Et brusquement le 16 mars, lendemain du premier tour des élections, tout s’accélère et la routine disparait au profit d’une psychose installée par un confinement total des citoyens à l’exception des équipes de santé, et cela pour une pandémie qui est devenue mondiale ! Tout cela chacun d’entre nous l’a vécu, subi et a tenté de s’adapter. Les historiens, Odile CAYLUX en particulier, n’ont pas manqué de faire le parallèle avec l’épidémie de peste qui a touché les Arlésiens il y a tout juste 300 ans et dont le bilan fut terrible ; on a parlé de près de 8 000 morts soit 40 % de la population dont en particulier quatre consuls dont l’engagement social a coûté la vie ; un mausolée aux Alyscamps rappelle leur dévouement, fait spécifique à Arles, ce que les historiens n’ont pas manqué de noter.
Pour cette pandémie au Covid-19, beaucoup de choses ont été dites et nombreuses sont les polémiques, alimentées par les réseaux sociaux et les médias, sur lesquels nombre d’ultracrépidariens s’en sont donné à coeur joie pour expliquer sans connaitre tout et son contraire. Aujourd’hui encore, malgré le déconfinement, les affirmations trompeuses sont telles que les barrières sanitaires commencent par tomber !
Et pendant ce temps les rues désertes faisaient d’Arles le musée à ciel ouvert si souvent décrit ainsi par J. FLAMME dans son guide pratique du voyageur, Arles et sa région (1909). Tout était annulé, campagne électorale pour le second tour comprise, ainsi qu’en particulier la Feria pascale, l’élection de la 24e reine
d’Arles, puis, malgré le déconfinement, les Fêtes d’Arles et la Fête du Costume !
Enfin, délivrance pour la démocratie locale, les élections ont pu se dérouler fin juin et donner à Arles un nouveau maire, un Arlésien, membre du comité d’honneur des AVA depuis 2014, qui a déjà exprimé ses grandes ambitions pour sa ville, son patrimoine exceptionnel et ses habitants car pour lui, l’humain est indissociable du monumental !
Sénèque, philosophe, époux de Paulina, une Arlésienne, et conseiller de l’empereur Néron, l’a bien écrit : « Le discours est l’expression de l’âme ! »
Et cela est déjà tout un programme !

                                                                                                                                                              Vincent RAMON


​N°HA14 - Mars 2020


- PRÉFACE
par Vincent RAMON, président des Amis du Vieil Arles

- AVANT-PROPOS

- PREMIÈRE PARTIE : 1953-1961

- SECONDE PARTIE : 1961-1970

- AUTRES PHOTOS D'ÉPOQUE


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PRÉFACE


Avec ce bulletin de la série « Histoire d’Arles », les Amis du Vieil Arles, dans le droit fil de leur mission de transmission, renouent avec leur vocation de grands témoins. Aujourd’hui s’agissant du patrimoine naturel emblématique du Pays d’Arles, la Camargue, c’est bien de la petite et de la grande histoire du delta du Rhône dont il est question. Certes l’Encyclopédie de la Camargue, véritable dictionnaire amoureux, raconte l’histoire de cette réserve de biosphère, territoire de nature et de culture reconnu par l’UNESCO à ces deux titres. En leur temps, Carle Naudot, Folco de Baroncelli-Javon, Hubert Yonnet, Paul Ricard, furent des témoins et acteurs majeurs de ce territoire. L’engagement de Luc Hoffmann fut également en tout point singulier, essentiellement par le rayonnement scientifique exemplaire qu’il a offert à ce territoire si particulier, en y créant dès 1954 la station biologique de la Tour du Valat. Fidèle adhérent de notre association dès sa renaissance en 1971, Luc Hoffmann nous a fait l’honneur d’accepter de siéger dans notre comité d’honneur, où lui a aujourd’hui succédé sa fille, Vera Michalski-Hoffmann.

C’est une grande fierté et une grande joie de publier ce récit de Pierre Aguesse, Louis Bigot et Jacques Blondel, véritable « préhistoire » de l’oeuvre camarguaise de Luc Hoffmann, en partenariat avec l’association des Amis de la Tour du Valat et aux côtés de la Fondation.

                                                                                                                                                              Vincent RAMON


​N°181 - Décembre 2019


- ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- LE CIMETIÈRE « TAURIN » DE SAINT-MARTIN-DE-CRAU
Par Jacques GARCIN

- SAINT-ROCH, LA PESTE, LE CHOLÉRA... ET LE CORDONNIER !
Par Christophe GONZALEZ

- LE 27E RTA À ARLES : DES TIRAILLEURS POUR ASSURER L’ORDRE
Par Jean-Arthur NOÎQUE

- L’EXTENSION DU MUSÉE DE LA CAMARGUE
Par Estelle ROUQUETTE

- LA GAZETTE DE LA MÉDIATHÈQUE : TRENTE ANS DE DONATIONS AUX FONDS PATRIMONIAUX
Par Remi VENTURE

- UN CRIME, UN SUICIDE, UNE CHANSON : ARLES, 1846
Par Christophe GONZALEZ

- LES NOUVEAUX MOYENS DE RECHERCHE AUX ARCHIVES COMMUNALES D’ARLES
Par Michel BAUDAT

- À PROPOS DE L’OUVRAGE LES HÔTELS PARTICULIERS D’ARLES
Par Christophe GONZALEZ


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ÉDITORIAL

Être ou ne pas être Arlésien, telle est la question ! Et il ne s’agit pas là d’une question shakespearienne posée aux habitants d’Arles intra-muros, mais bien celle posée à tous les citoyens de ce territoire arlésien, ce Pays d’Arles dont certains veulent se revendiquer et que d’autres font semblant d’ignorer ! Et ce n’est pas la période électorale qui débute qui va permettre de donner une réponse !
Le plus souvent, c’est en évoquant son patrimoine que Arles, fort de ses huit monuments classés par l’UNESCO au patrimoine mondial, fait exception dans ce territoire ; or c’est oublier un peu rapidement qu’en 2003, l’UNESCO a défini dans une convention le patrimoine culturel immatériel (PCI) dont font partie les traditions et expressions orales, y compris la langue, […], les pratiques sociales, rituels, et événements festifs, […], les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel. En résumé, le PCI, ce sont les manifestations de la culture dite traditionnelle et ses savoir-faire, tels que Frédéric Mistral a souhaité les mettre à l’honneur dans son Museon Arlaten ; alors, dans ce contexte, le Pays d’Arles devient tout naturellement celui défini sur la carte que Fernand Benoît et Léo Lelée ont dessinée en 1941 à partir des traditions et de la culture de ce territoire pris dans son ensemble.
Alors quoi de plus naturel aujourd’hui que de voir ce peuple du Pays d'Arles manifester solennellement quand il pense que la pratique de sa langue est en danger face à une « simplification administrative » qui veut que le baccalauréat relativiserait son importance au point d’en risquer sa disparition ; et dans un autre contexte, quand ce peuple manifeste, aux côtés de ses gardians, craignant de ne plus pouvoir pratiquer sa tradition taurine en raison de la politique commerciale inique d’une grande société d’assurances qui l’empêcherait de faire vivre « la fe di bióu » ! Dans le sens inverse, c’est ce même peuple qui saura se mobiliser positivement autour de deux projets de classement en préparation autour des traditions : l’un s’attachera à faire reconnaître « le port du costume d’Arles » et l’autre s’intitulera « Pratiques et savoir-faire des gens de bouvine ». Voilà une belle réponse à ceux qui douteraient que notre culture provençale et nos traditions savent rassembler et créer une identité régionale incontestable.
Jean d'Ormesson ne nous invite-t-il pas à méditer en déclarant : La plus haute tâche de la tradition est de rendre au progrès la politesse qu'elle lui doit et de permettre au progrès de surgir de la tradition comme la tradition a surgi du progrès.
C’est donc plein de cet espoir que je vous souhaite, après de belles fêtes familiales pleines de joie et de bonheur, une nouvelle année riche de traditions en attendant le 1er mai où le maire proclamera pour la 24e fois « Pople d’Arle, veici ta Reino ! ».

                                                                                                                          Vincent RAMON