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Association des
Amis du Vieil Arles

Nous vous présentons ici l'éditorial et la rubrique Entre nous des huit derniers bulletins émis.

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Bulletins

​N°169 - Décembre 2016


- ÉDITORIAL 
Par Vincent RAMON

- UN DOMAINE DU DELTA DU RHÔNE DU MOYEN ÂGE À AUJOURD'HUI : LE RADEAU
Par Jean-Claude DUCLOS

- LE RÉGIMENT DE SÉVILLE CAVALERIE À ARLES EN 1742
Par Robert BOUCHET

- LE COUVENT DES URSULINES D'ARLES
Par Robert RÉGAL

- LA « NAZETTE » OU LA POISON ARLÉSIENNE :
UNE AFFAIRE RETENTISSANTE DANS L'ARLES DE 1817
Par Michel BAUDAT

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN :
LE MUSEON ARLATEN À L'HEURE NUMÉRIQUE

Par Patrick GAUTHIER

- RENCONTRE ARLÉSIENNE
Par Jean-Marie MAGNAN

 


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ÉDITORIAL

« Patrimoine et Citoyenneté », tel était le thème retenu cette année par le ministère de la Culture pour les Journées européennes du Patrimoine qui se sont déroulées les 17 et 18 septembre dernier. À la veille du début d’une campagne électorale majeure pour le pays, ce sujet dans sa symbolique pouvait être abordé par une réflexion philosophique autour d’un certain nombre de valeurs sociétales, mais aussi avec un certain pragmatisme tant son application au quotidien est loin d’être un exercice de style !


Conscients de cet enjeu, les AVA se sont astreints à décliner ce thème sous ces deux aspects mais avec une unité de temps et de lieu… comme il sied au théâtre ! Comme détaillé dans la rubrique Entre Nous du présent bulletin, c’est donc à l’Espace Mistral et durant la journée de samedi que nous avons souhaité à la fois décliner la version philosophique et aborder les travaux pratiques.


Dans son communiqué de presse, le ministère souligne à cette occasion le rôle majeur des associations pour la défense du patrimoine, en particulier culturel, comme un véritable enjeu de l’exercice de la citoyenneté et cela nous donne toute légitimité pour réfléchir et agir, sans oublier que cet engagement civique comporte aussi un caractère financier non négligeable.


Oserions-nous considérer que le Patrimoine évoque une notion de Bien, propriété de l’individu ou du groupe, et la Citoyenneté, la pratique et l’usage de ce droit de propriété ! Comment dès lors comprendre l’expression « citoyen du monde », si ce n’est à l’exemple de Luc HOFFMANN, qui vient de nous quitter et qui a consacré sa vie à la défense de ce patrimoine environnemental dont il n’était pas propriétaire mais simplement senti redevable vis-à-vis des générations futures ; ce qu’aujourd’hui la société appelle un engagement éco-citoyen, et qui peut se traduire par des opérations que les chercheurs qualifient de « sciences participatives ».


Toutes les (bonnes) volontés semblent tendre vers ce partage du bien commun patrimonial tel qu’il mobilise les AVA, y compris l’État qui vient de promulguer sur ce sujet la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, laquelle vient (enfin) moderniser et peut-être révolutionner celle du 31 décembre 1913 !


En cette période où l’esprit civique des Français est plus que jamais sollicité, et où l’obscurantisme et la barbarie se sont acharnés à détruire une partie de notre patrimoine mondial, il convient d’être plus que vigilant et, citant le philosophe Henri Bergson, d’affirmer que : « L'avenir n'est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons en faire. »                                                                                                                                                      

                                                                                                                                                                                            Vincent RAMON

 


​N°168 - Septembre 2016


- ÉDITORIAL 
Par Vincent RAMON

- PIERRE POMME (1728-1814)
Par Michel BAYLE

- L'ACADÉMIE ÉQUESTRE D'ARLES AU XVIIE SIÈCLE
Par Fabienne MARTIN

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN :
LA NUMÉRISATION DES COLLECTIONS

Par Florence SIZARET

- MICHEL TOURNIER ET LE RÊVE D’ENFANCE DES PHILOSOPHIES
Par Jean-Marie MAGNAN

- MARIUS
Par Anne-Marie SIMON

- IN MEMORIAM : LUC HOFFMANN (1923-2016)


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ÉDITORIAL

« Patrimoine et Citoyenneté », tel était le thème retenu cette année par le ministère de la Culture pour les Journées européennes du Patrimoine qui se sont déroulées les 17 et 18 septembre dernier. À la veille du début d’une campagne électorale majeure pour le pays, ce sujet dans sa symbolique pouvait être abordé par une réflexion philosophique autour d’un certain nombre de valeurs sociétales, mais aussi avec un certain pragmatisme tant son application au quotidien est loin d’être un exercice de style !


Conscients de cet enjeu, les AVA se sont astreints à décliner ce thème sous ces deux aspects mais avec une unité de temps et de lieu… comme il sied au théâtre ! Comme détaillé dans la rubrique Entre Nous du présent bulletin, c’est donc à l’Espace Mistral et durant la journée de samedi que nous avons souhaité à la fois décliner la version philosophique et aborder les travaux pratiques.


Dans son communiqué de presse, le ministère souligne à cette occasion le rôle majeur des associations pour la défense du patrimoine, en particulier culturel, comme un véritable enjeu de l’exercice de la citoyenneté et cela nous donne toute légitimité pour réfléchir et agir, sans oublier que cet engagement civique comporte aussi un caractère financier non négligeable.


Oserions-nous considérer que le Patrimoine évoque une notion de Bien, propriété de l’individu ou du groupe, et la Citoyenneté, la pratique et l’usage de ce droit de propriété ! Comment dès lors comprendre l’expression « citoyen du monde », si ce n’est à l’exemple de Luc HOFFMANN, qui vient de nous quitter et qui a consacré sa vie à la défense de ce patrimoine environnemental dont il n’était pas propriétaire mais simplement senti redevable vis-à-vis des générations futures ; ce qu’aujourd’hui la société appelle un engagement éco-citoyen, et qui peut se traduire par des opérations que les chercheurs qualifient de « sciences participatives ».


Toutes les (bonnes) volontés semblent tendre vers ce partage du bien commun patrimonial tel qu’il mobilise les AVA, y compris l’État qui vient de promulguer sur ce sujet la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, laquelle vient (enfin) moderniser et peut-être révolutionner celle du 31 décembre 1913 !


En cette période où l’esprit civique des Français est plus que jamais sollicité, et où l’obscurantisme et la barbarie se sont acharnés à détruire une partie de notre patrimoine mondial, il convient d’être plus que vigilant et, citant le philosophe Henri Bergson, d’affirmer que : « L'avenir n'est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons en faire. »                                                                                                                                                      

                                                                                                                                                                                            Vincent RAMON

 


​N°167 - Juin 2016


- ÉDITORIAL 
Par Vincent RAMON

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN :
LES DIORAMAS, UNE IMAGE DE LA PROVENCE ETHNOGRAPHIQUE
Par Dominique SERENA-ALLIER

- LE 9EZOUAVES, LE RÉGIMENT DES ARLÉSIENS
OU L’OCCULTATION D’UNE MÉMOIRE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE
Par Jean-Arthur NOÏQUE

- FERNAND BEISSIER (1856-1936)
ITINÉRAIRE D’UN POÈTE ARLÉSIEN SOUS LA III
ERÉPUBLIQUE
Par Ghislaine SICARD-PICCHIOTTINO

- LE PLEIN SUD D’EDMONDE CHARLES-ROUX
Par Jean-Marie MAGNAN

- UNE ANNEXE DU COUVENT DES RÉCOLLETS IDENTIFIÉE
Par Michel BAUDAT

- IN MEMORIAM


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ÉDITORIAL

Les Arlésiens semblaient l’ignorer, mais ils découvrent en ce début d’été 2016 qu’ils vivent sur un volcan en sommeil ! À en juger par le compte rendu de très nombreux médias nationaux, c’est en effet une véritable éruption culturelle à laquelle nous assistons (presque) au grand étonnement des intéressés. C’est le site des Ateliers qui, avec la tour de Franck GEHRY et le parc jardin de Bas SMETS donnent à la Fondation LUMA sa véritable dimension dans le panorama de la ville ; ce sont les Rencontres de la photo qui à 47 ans s’emparent ostensiblement de l’Espace Mistral (l’ancien collège pour ceux qui ne se seraient pas encore familiarisés avec cette appellation !) et créent une animation autour de plusieurs évènements qui révèlent la vocation culturelle du lieu tout en rappelant le souvenir du brouhaha des récréations d’antan ; c’est la Fondation Van Gogh qui, après deux ans de mise à l’épreuve, se voit confier par « la maison-mère » un collection importante de toiles pour une explosion d’émotion dans les yeux ébahis des visiteurs déjà très nombreux ; c’est le Museon Arlaten dont les échafaudages sonnent enfin le réveil et annoncent des jours (2018) meilleurs ; c’est la cour de l’Archevêché où le Comité des fêtes par le 16e Forum lyrique international rappelle l’attachement de la ville pour l’opéra, avant que la 21e édition du festival Les Suds ne lance ses animations estivales sur de nombreuses scènes et pour d’autres musiques du monde ; c’est le Théâtre antique qui accueille la soirée MOPA de projection des films d’animation de la promotion 2016 de ses élèves, pour accueillir peu après la Fête du costume, dont la solennité magnifie nos Arlésiennes ; c’est l’Académie d’Arles qui par la voix de son président emblématique, Jean-Maurice ROUQUETTE, et à l’occasion de son 350e anniversaire, rappelle la mission pluridisciplinaire et historique que lui confia le roi Louis XIV. Et comme dans la nature un tel phénomène éruptif s’accompagne forcément de la création de nombreux petits cratères, en ville c’est l’installation de nombreuses galeries d’art et de lieux de spectacles qui accompagne ce remodelage du terrain suite à cette explosion dont l’éclectisme culturel est une garantie de pérennité…

À cela s’ajoutent quelques signes avant-coureurs d’autres explosions sismiques prévisibles comme la pose de la première pierre de l’École nationale de la photographie, ou plus fort encore l’impérieuse nécessité du contournement autoroutier qui doit véritablement transformer l’urbanisme de la ville et lui permettre de gérer en toute sérénité cette tempête culturelle qui n’est pas prête de s’arrêter.

Avec un brin d’audace, je reprends volontiers la citation de Léo Lelée, rappelée récemment par Nicole NIEL dans une conférence sous l’égide du Centre des collectionneurs d’histoire de mode (CCHMode) ; « si les Arlésiens veulent que leur ville soit cotée, il faut qu’ils s’intéressent d’avantage à tout ce qui est Art et à tout ce qui le représente. »                                                                                                                                                                                  

                                                                                                                                                                             Vincent RAMON


​N°HA12 - Mars 2016


- AVANT-PROPOS
Par Vincent RAMON, président des Amis du Vieil Arles

- PROGRAMME DU COLLOQUE

- INTRODUCTION
Par Jean-Maurice ROUQUETTE, président de l'Académie d'Arles et des Amis de Saint-Trophime

- LA FAMILLE DE GASPARD DU LAURENS
Par Jean-Maurice ROUQUETTE

- ÉTAT RELIGIEUX DE LA PROVENCE DANS LES PREMIÈRES DÉCENNIES DU XVIIe SIÈCLE
Par Régis BERTRAND

- UNE RÉFORME « À CHAUX ET À SABLE » / GASPARD DU LAURENS EN VISITE DANS SON ARCHIDIOCÈSE (1607-1629)
Par François-Xavier CARLOTTI

- GASPARD DU LAURENS, ARCHEVÊQUE MÉCÈNE
Par Marie-Françoise GRIFFEUILLE

- L'ENTRÉE DE LOUIS XVI À ARLES EN 1622
Par Marie-Rose BONNET

- LE QUARTIER DE LA CITÉ SOUS L'ÉPISCOPAT DE GASPARD DU LAURENS
Par Odile CAYLUX

- ARLES À LA FIN DU XVIe SIÈCLE, UNE VILLE AU GOÛT DE L'ANTIQUE
Par Estelle ROUQUETTE

- LE CONTEXTE ÉCONOMIQUE DE LA VILLE D'ARLES À L'ÉPOQUE DE L'ÉPISCOPAT DE GASPARD DU LAURENS
Par Patricia PAYN-ÉCHALIER

 


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AVANT-PROPOS


Fidèles à leur mission, les Amis du Vieil Arles, en publiant les actes du colloque consacré à Gaspard du LAURENS, sous la haute et bienveillante autorité de M. Jean-Maurice ROUQUETTE, apportent leur contribution au rayonnement culturel de leur ville. Par ce partenariat avec l’association des Amis de Saint-Trophime et l’Académie d’Arles, organisateurs de cet événement le 3 octobre 2015, ils affirment leur adhésion aux valeurs défendues par ces associations autour du patrimoine religieux d’Arles. Enfin, en saluant la qualité des intervenants, les AVA témoignent à nouveau de leur intérêt pour l’histoire d’Arles, dont la vie pastorale de cet archevêque arlésien est une merveilleuse illustration, en
cette période du XVIIe siècle qui fut l’une des plus brillantes pour elle sous l’Ancien Régime.

                                                                                                                                                                           Vincent RAMON
                                                                                                                                                               Président des Amis du Vieil Arles


​N°166 - Décembre 2015


- ÉDITORIAL 
Par Vincent RAMON

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN :
UN NOUVEAU REGARD SUR LA BOUVINE
Par Anaïs VAILLANT, Françoise DAVID et Gaëlle THOUZERY

- LE CHÂTEAU DE BARBEGAL,
UNE HISTOIRE DE FAMILLES
Par Odile CAYLUX

- UN PHOTOGRAPHE DE DÉMONS ET MERVEILLES
Par Jean-Marie MAGNAN


- LES DISCOURS DE DISTRIBUTION DES PRIX À ARLES
PENDANT LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE
Par Christophe GONZALEZ


- LES 40 ANS DU COURS DE PROVENÇAL DES AVA
LE CENTENAIRE DE LA DISPARITION DE JEAN-HENRI FABRE
Par un collectif d’élèves du cours de provençal des AVA

Nos remerciements chaleureux à Mme Anne Clergue
pour la photographie de Lucien Clergue en couverture de ce bulletin.


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ÉDITORIAL


Le temps du bilan viendra avec notre assemblée générale, mais les premiers jours de cette nouvelle année sont l’occasion d’une rétrospective pour une année en  « 15 », dont certains devins voyaient, dans la continuité des siècles précédents, une année difficile !


Sans avoir besoin d’aller chercher une référence dans des aventures intergalactiques très en vogue au cinéma, tout le monde s’accorde à dire que 2015 restera marquée, au-delà des conflits locaux malheureusement fréquents depuis plusieurs décennies, par la reprise d’une autre guerre dite « de civilisation » et ce, au moment même où les responsables politiques de notre planète expriment leur volonté d’union pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique qui menace chacun d’entre nous. Attentats, actes de barbarie, destructions symboliques de monuments emblématiques ont rythmé l’actualité de cette année, et provoqué à chaque fois un sursaut d’humanisme universellement partagé par le plus grand nombre au-delà des intérêts partisans et des croyances philosophiques et religieuses. Beaucoup, hommes politiques, philosophes, journalistes, se sont et vont encore s’exprimer sur ce sujet et notre bulletin n’est pas une tribune propre à déclaration.


Plus proche des objectifs de notre association, l’Histoire, comme un éternel recommencement, nous apporte des réponses, sinon des solutions, à ces difficultés. Sans remonter très loin dans le temps, on peut constater que les quinze premières années des deux siècles précédents ont été marquées par des évènements dramatiques d’ampleur comparable, où guerres, révolutions, destructions massives ont apporté leur lots de malheurs. Au XIXe siècle, un illustre témoin a vécu et raconté cette période et, par son œuvre immense, a su nous faire partager ses émotions et partager ses valeurs : de 1802 à 1885, Victor HUGO fut un témoin et un acteur majeur de cette époque dont l’histoire pour le moins contrastée a néanmoins jeté les bases de notre modernité. De son œuvre, et pour le sujet qui nous rassemble, la protection du patrimoine, je voudrais retenir aujourd’hui l’effet positif de deux pamphlets écrits l’un en 1825 Sur la destruction des monuments en France et l’autre en 1832, qu’il intitula Guerre aux démolisseurs. Victor Hugo les écrivit pour « arrêter le marteau qui mutilait la face du pays en détruisant nos édifices historiques » et dénonça violemment le vandalisme des « ignobles spéculateurs » qui, avec l’assentiment des municipalités, agrandissaient leur « carré aux choux » en jetant à bas nos monuments nationaux. HUGO stigmatisa l’indifférence criminelle des autorités et exigea le vote d’une loi pour la protection de notre patrimoine architectural. Cinq ans plus tard, la monarchie de Juillet créa une commission des monuments historiques qui permit à Prosper MÉRIMÉE d’agir comme nous le savons. Quant à la loi, il fallut attendre 1913 pour qu’elle soit promulguée !


À cette occasion il écrivit aussi : « Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté ; son usage appartient au propriétaire, sa beauté appartient à tout le monde, à vous, à moi, à nous,…, donc le détruire c’est dépasser son droit. »

Je fais ce voeu pour notre patrimoine et formule les meilleurs pour vous tous et ceux qui vous sont chers pour une année 2016 de renaissance.
                                                                                                                                                                                   

                                                                                                                                                                             Vincent RAMON


​N°165 - Septembre 2015


- ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN :
« SAUVEZ NEPTUNE ! »

- HONORÉ DE QUIQUERAN DE BEAUJEU, LA VILLE D’ARLES ET L’ORDRE DE MALTE AU XVIIE SIÈCLE
Par Marie-Rose BONNET

- L’IMAGE DE L’ARMÉE DE LATTRE À ARLES AU LENDEMAIN DE LA LIBÉRATION
Par Jean-Arthur NOÏQUE

- LE « FANTÔME » DU CHÂTEAU DES PORCELLET
Par Jean-Marc BERNARD

- LA LORGNETTE
Par Christophe GONZALEZ


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Politique ! En cette fin d’un été à l’actualité très riche, comment ne pas retenir ce mot qui a placé Arles dans un contexte tout à fait exceptionnel ! Visites de chefs d’État et de gouvernement, de ministres et autres personnalités, auxquelles on peut ajouter le record absolu du nombre de visiteurs, ont rythmé la vie quotidienne des Arlésiens et donné à notre ville un éclat tout particulier. Mais parmi cela, la visite et le discours de la présidente du nouveau Conseil
départemental ont provoqué un certain émoi et un mouvement de grande allégresse de la très riche – en diversité ethnographique – et nombreuse assistance présente dans cette chapelle des Jésuites qui n’avait pas résonné d’un tel niveau sonore depuis fort longtemps, gagnant même la rue Balze, habituellement si calme !

Or comme l’a déclaré le Général De Gaulle : La politique, quand elle est un art et un service, non point une exploitation, c'est une action pour un idéal à travers des réalités. C’est donc avec un certain réalisme que cette responsable politique a relancé le chantier de notre MUSEON ARLATEN, haut lieu de notre culture provençale.

Comme l’a écrit il y a quelques années dans notre bulletin* le félibre Remi VENTURE, notre vice-président, il y a des jours et des discours qui marquent la vie de notre cité comme ce 1er mai 1887, jour d’inauguration de la fontaine Amédée PICHOT, cérémonie que présida Frédéric MISTRAL et au cours de laquelle « il prononça son fameux Discours is arlaten qui résume d’une façon magnifique la riche histoire de notre ville, et dont est tirée la citation célèbre : Oui, toi qui as été tout ce qu’on peut être, la métropole d’un empire, la capitale d’un royaume et la mère de la liberté… »

Avec le même réalisme, c’est l’équipe du « Musée bleu » qui a accusé réception de l’engagement du département, propriétaire du lieu, pour la construction d’une annexe sur le site de l’ancienne gare maritime de Trinquetaille, exclusivement consacrée à des ateliers et des réserves, lui donnant ainsi les moyens de faire face à l’avalanche de trésors archéologiques comme ces enduits peints, qualifiés de « supérieurs à Pompéi » !.

Un dernier évènement a marqué la fin de cette saison exceptionnelle, c’est la réception par nos élus municipaux du chantier de rénovation du cloître Saint-Trophime qui fait techniquement et mondialement référence et qui constitue véritablement le joyau de notre Patrimoine. Tous ces élus savent combien nous apprécions cette forme de politique. Nous leur sommes reconnaissants de ces réalisations qui de fait engagent aussi notre responsabilité de citoyen.

Car n’oublions pas, comme l’a dit Aristote il y a quelques années, que : La Politique a pour fin, non pas la connaissance, mais l'action.

                                                                                                                                                                                     Vincent RAMON

(*) Bulletin des Amis du Vieil Arles n° 62 – Décembre 1987.


​N°164 - Juin 2015


- ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- CHRISTINE DE LOYS DE LOINVILLE
UNE ARLÉSIENNE INSPIRATRICE DES LIAISONS DANGEREUSES ?
Par Bruno MATEOS

- LES MATADORS DE TOROS ARLÉSIENS
Par Jacques GARCIN

- ÉVOCATION DU TEMPS JADIS
PIERRE POULY ET LE GRAND-ONCLE CLAUDIUS VENTURE
Par Jean-Marie MAGNAN

- SUR LES PAS DE SAINT LOUIS
D’ARLES À AIGUES-MORTES
Par Louis BOREL

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN
LANGUES D’OC ET MUSIQUE : LE SON S’INVITE AU MUSEON

- LES FOUILLES DE L’ENCLOS SAINT-CÉSAIRE
BILAN DES CAMPAGNES 2013 ET 2014
Par Marc HEIJMANS


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ÉDITORIAL

« Vérité, Morale, Politique, Culture, Art... » Non ce n’est pas le résumé d’un programme électoral mais très simplement les thèmes des sujets de philosophie du Bac 2015 toutes séries confondues ! Cela doit nous interpeller si l’on considère que ce sont des sujets qui peuvent engager « nos » jeunes à disserter sur notre capacité à les sensibiliser à ces valeurs afin de leur transmettre dans les meilleures conditions le Patrimoine que nous avons reçu nous-mêmes en héritage.

Nous les pensions « accros » au monde virtuel et voilà que l’actualité nous prouve une nouvelle fois, s’il en était besoin, que leur centre d’intérêt peut aussi être le nôtre… ou presque !

Il nous reste donc à imaginer et à construire les conditions de transmission de ce patrimoine, tout en s’assurant qu’il s’agit bien du même « bien » intellectuel et moral ! Quoi de plus naturel que de penser alors aux bonnes pratiques pédagogiques, Éducation nationale ou pas, et de commencer à « semer » sur un terrain déjà bien préparé. Souvenir au musée de l’Arles antique des élèves d’une classe de CE1-CE2 assis en cercle au pied de la statue du penseur de Rodin, écoutant très attentivement leur professeur pendant de longues minutes. Souvenir d’une « nuit au musée » de voir notre petite-fille étonnée que nous découvrions après elle cette oeuvre de Pierre SOULAGES, dont elle avait déjà vu l’exposition avec sa classe de CP. Dès lors comment oser imaginer qu’à Arles on puisse douter de maintenir et pérenniser les classes « patrimoine » de 5e et 4e au collège ? Comment ignorer que la Ville, en signant la convention « ville d’Art et d’Histoire » en 1986, s’est engagée à développer des actions pédagogiques pour tous publics ? Et de fait comment ignorer qu’au sein du service du patrimoine une équipe est spécialement en charge de la programmation annuelle des animations scolaires du CP à la Terminale ? C’est donc d’abord aux parents d’élèves, et si besoin aux grands-parents, de veiller que dans le projet de classe de leur enfant soit intégrée une sensibilisation approfondie à l’architecture, au patrimoine et à l’histoire de leur ville, ce qui à Arles devrait apparaitre comme une évidence… Et pourtant ces activités sont souvent sacrifiées hypocritement par le manque de temps et de moyens ! Il est fondamental de retenir que par cette approche active et sensible, le patrimoine devient finalement un outil de médiation vers la connaissance.

Ainsi armés, entrainés et encouragés, nos étudiants pourront se lancer hardiment à l’assaut de ce moment si redouté et mémorable que constitue chaque année la première épreuve du premier jour du Bac : la philo !

Quant à nous, feuilleter l’ouvrage « Arles, des images pour mémoire »  serait un excellent exercice de découverte… ou de révision !

                                                                                                                                                                         Vincent RAMON


​N°163 - Mars 2015


- ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON


- LE GROUPE ARCHÉOLOGIQUE ARLÉSIEN
Par Pierre MÛLLER


- L’ESCOLO DE FERIGOULET :
LES SOUVENIRS SCOLAIRES DE FRÉDÉRIC MISTRAL À FRIGOLET
Par Marcel BONNET


- ABÉCÉDAIRE : PÈR QUE IÉ DISON ?
Par Mirèio D’ALVISE


- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN
UN POUMON SCIENTIFIQUE POUR LE NOUVEAU MUSÉE : LE CERCO
Par Gaëlle LÉVÊQUE


- LA LORGNETTE
Par Christophe GONZALEZ


- LES CAMIONS DU LION D’ARLES
Par Christophe GONZALEZ


- DANGER SUR LE RHÔNE
Par Jean-Claude DUFAU


- IN MEMORIAM
JEAN-CLAUDE DUFAU, ÉLIE BATAILLE


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ÉDITORIAL


Il est relativement rare que la parution du bulletin suive immédiatement la tenue de notre assemblée générale et je me réjouis que ce soit le cas cette année. Cela nous permet de « coller » à l’actualité, aussi bien celle de notre association que celle du Patrimoine beaucoup plus largement, arlésien plus particulièrement. En ce début de saison touristique et avant que les hordes
de touristes n’envahissent pacifiquement nos rues et nos monuments, je vous encourage à faire en famille votre marathon culturel.

Point de départ le « Musée bleu » qui fête ses 20 ans avec une exposition très originale qui met en scène nos albums photo de famille autour de « L’Antique e(s)t nous », et entraine notre réflexion entre « l’éternité (abimée parfois) et le présent (joyeux souvent) capté par l’image », au fil des souvenirs de voyages personnels autour de la Méditerranée, appareil photo « argentique » en bandoulière. Un passage rue de la République, et face à NOTRE Museon Arlaten toujours en sommeil (mais plus pour longtemps), « les Trinitaires » accueillent une exposition du Service du Patrimoine dont le thème est « La Cité épiscopale d’Arles » ; nouvelle preuve, s’il le fallait, que le patrimoine religieux a une place exceptionnelle dans l’histoire de notre ville. Descendre ensuite la « montée Vauban » pour découvrir la perspective de nos remparts libres de tout stationnement, avant d’aller jeter un oeil sur le chantier des Ateliers, illuminé en nocturne d’une grue bleu-blanc-rouge ! Reprendre ensuite le boulevard Émile Combes où même l’entrée du cimetière, dessinée par Auguste VÉRAN, est en plein lifting, où les remparts sont dégagés de toute végétation anarchique et où, après un amical et nostalgique salut à votre siège, notre collège, vous arriverez sur les quais de notre fleuve eux aussi en pleine rénovation ! Réattu, Fondation Van Gogh, point de vue depuis le pont de Trinquetaille, les quais de la Roquette, les haltes ne manqueront pas vers le retour à la case départ après un inventaire très personnel de votre patrimoine que vous pouvez (devez ?) vous approprier avant tout, car cette marche « forcée » laissera des traces dans votre vie d’Arlésien.

Pour ceux que l’exercice rebute pour des tas de bonnes raisons, et même pour les autres, il existe aujourd’hui un excellent et magnifique moyen de réaliser ce périple sans fatigue mais avec une même passion sans limite : c’est de s’installer dans le fauteuil de son salon et d’ouvrir le livre d’images, coédité avec ACTES SUD, que nous sommes très fiers de vous présenter maintenant et dans lequel l’équipe dirigée par Jean PITON a mis tout son coeur et sa passion pour redécouvrir cette ville comme cela n’a jamais été fait.


Quel bonheur pour les AVA de commencer 2015 par une aussi belle page… digne d’un feu d’artifice du groupe F !

                                                                                                                                            Vincent RAMON


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