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Association des
Amis du Vieil Arles

Nous vous présentons ici l'éditorial et la rubrique Entre nous des huit derniers bulletins émis.

Les parutions antérieures sont disponibles dans leur intégralité à la page Bibliothèque.

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Bulletins

​N°172 - Septembre 2017


- ÉDITORIAL
Par Vincent RAMON

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN :
RENCONTRE AVEC L’AGENCE TETRARC
Par Gaëlle LÉVÊQUE et Jean-Michel AMITRANO

- LE VISAGE RETROUVÉ DE PIERRE-ANTOINE ANTONELLE ?
Par Christophe GONZALEZ

- LE SERMENT, L’EXIL, LA MORT :
LE CLERGÉ ARLÉSIEN FACE AUX DILEMMES RÉVOLUTIONNAIRES
Par Michel BAUDAT

- L’ATELIER DES AVA - L’ATAIÉ DIS AVA
Par le groupe des « escoulan dóu dilun »

- IN MEMORIAM
RÉGIS DE MIOL-FLAVARD, AUTHENTIQUE RÉSISTANT (1923-2017)
Par Michel GAY


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ÉDITORIAL


Une rentrée tambour battant qui fait suite à un défilé estival de personnalités éminentes et influentes, à chaque fois guidées par notre ministre arlésienne de la Culture, pour des manifestations culturelles exceptionnelles, confirme le rayonnement incontesté de notre ville mais dissimule mal une certaine inquiétude sur son avenir. En effet comment ne pas s’interroger sur le contraste entre la réalité de la richesse de notre patrimoine, donc de notre potentiel, et le manque d’expression officielle de son devenir ? Et pourtant une exposition présentée dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine nous donne à espérer de la capacité de cette ville à faire face aux nouveaux défis ! Une sorte de récréation historique nous faisant (re)découvrir qu’un Arlésien a pris une place importante dans l’histoire de France lors des évènements de 1789. Pierre-Antoine Antonelle de Saint-Léger de Cabassole, dont les Arlésiens connaissent bien la place à l’entrée de la Roquette (et peut-être moins celui qui lui a donné son nom), abandonnant sa noblesse, se porta aux côtés du peuple d’Arles, qui subissait les effets de la pauvreté et du chômage, et transforma Arles en « laboratoire politique ». De facto, il en devint le premier maire le 15 février 1790 ; ses idées et son engagement politique donneront à la Ire République ses fondements dont le concept de démocratie représentative. Il est étonnant aujourd’hui de voir, 200 ans après, la redécouverte de l’histoire contrastée de cet homme si discret, malgré la tentative de réhabilitation d’Émile Fassin en 1870, et de se dire qu’il a fallu autant d’années pour que ce concept soit complété par celui de démocratie participative, si cher à nos politiques actuels !

Comment alors ne pas noter le rôle d’Arles à chacune des périodes marquantes de l’histoire de France (et nous sommes modestes !), et pas uniquement depuis son statut de colonie romaine qui a donné à ses habitants le titre de citoyens romains leur octroyant ainsi (et déjà !) la possibilité de prendre part aux délibérations du peuple dans les assemblées de la capitale. Arles a donc vécu pleinement la Révolution et Antonelle, en publiant en 1788 son opuscule « Le catéchisme du tiers état », a pris la tête, parmi les anonymes, du mouvement révolutionnaire.

Journées du patrimoine certes, mais cette exposition est un livre ouvert sur notre histoire et à ce titre donne à réfléchir, sans forfanterie, sur la dimension de notre ville et son rôle au fil de ces deux millénaires ; histoire jalonnée de ces « détails », qui devrait pousser tous les Arlésiens, y compris nos élus, à sortir de ce sommeil léthargique qui annihile leur volonté d’évoluer avec leur temps.

                                                                                                                                                            Vincent RAMON


​N°171 - Juin 2017


- ÉDITORIAL 
Par Vincent RAMON

- LOUIS JOU ET L’ACADÉMIE RÉGIONALE D’ARLES
(1941-1944)
Par Christophe GONZALEZ

- LA LORGNETTE
Par Christophe GONZALEZ

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN :
LA RÉFECTION DES PERRUQUES DES DIORAMAS
Par Ghislaine VALLÉE

- L’AUBERGE DE LA GASCONNE
Par Antoine RIPERT

- LES ARLÉSIENS PRISONNIERS DE GUERRE - 1939-1945
Par Max DANIEL

- PRENDRE UN CHEVAL POUR COPAIN (POÈME)
Par le groupe des « escoulan dóu dimars »

- QUELQUES PREMIÈRES FOIS DANS L’AMPHITHÉÂTRE ARLÉSIEN
Par Jacques GARCIN

- FÉLIX LAMBERT ABSALON, ENFANT ABANDONNÉ À ARLES EN 1813
Par Robert BOUCHET

- IN MEMORIAM

 


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ÉDITORIAL

Comme toutes les années à la même période, nous jetons un œil mélancolique sur les sujets de philosophie du bac, non par curiosité, mais parce que les sujets sont souvent le reflet des préoccupations sociales du moment, et ce au-delà du fait de relever son propre défi « vous avez quatre heures pour rendre votre copie » ! À ce titre la cuvée 2017 met en exergue la vie, la science en écho à la raison, au bonheur, à la justice, à la vérité, à la beauté, à la liberté ! La période électorale est heureusement passée, sinon voilà tout un programme d’humanité ! Quelle bonne nouvelle qu’une grosse partie de notre jeunesse soit ainsi sollicitée pour réfléchir par elle-même, sans se voir imposer les avis médiatiques du moment diffusés sur les réseaux sociaux et dont les objectifs ne sont pas toujours avoués ; la méfiance est de rigueur et pour cela nos jeunes, entrainés par l’élan du groupe, n’ont pas ( encore) toute la sagesse requise pour décrypter le vrai du faux !

À ce sujet, l’un des textes proposés aux candidats bacheliers, extrait de l’œuvre de DURKHEIM Éducation et sociologie (1922), pose cette évidente affirmation : « On voit à quoi se réduirait l’homme, si l’on en retirait tout ce qu’il tient de la société : il tomberait au rang de l’animal ! » ; depuis très longtemps, et aujourd’hui encore, des activistes veulent nous faire croire à l’égalité de l’homme et de l’animal et, sous ce prétexte, susciter notre propre autocritique et nous élever contre nos traditions, notre culture et notre art de vivre en particulier provençal. Dans ce même texte, l’auteur donne la réponse indiscutable à ce questionnement : « Au contraire, les résultats de l’expérience humaine se conservent presque intégralement et jusque dans le détail, grâce aux livres, aux monuments figurés, aux outils, aux instruments de toute sorte qui se transmettent de génération en génération, à la tradition orale, etc. » Il n’est donc pas besoin d’évoquer les autres textes de l’année, Le Léviathan de HOBBES (1651), Dits et Écrits (1994) de Michel FOUCAULT, et enfin, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755) de ROUSSEAU pour se convaincre qu’il y a grand danger à laisser se développer de telles idées car c’est notre liberté qui se trouverait très rapidement mise en péril !

Heureusement la prise de conscience est là et les forces vives de la maintenance de nos traditions se mobilisent pour assurer la promotion des patrimoines culturels immatériels tels que l’UNESCO les reconnait, mais la vigilance est de mise !

Quant à parler de Culture à Arles aujourd’hui, cela pourrait s’apparenter à une lapalissade !
                                                                                                                                                                                                         Vincent RAMON

 

 

 


​N°170 - Mars 2017


- ÉDITORIAL 
Par Vincent RAMON

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN :
L'ODYSSÉE DU NEPTUNE DE LA MER AU MUSEON ARLATEN

Par Stéphanie BURLI  et Valérie SAMSON

- LE MENDIANT MERVEILLEUX ET LE CHASSE-COQUIN :
FIGURES ARLÉSIENNES DE LA MENDICITÉ AU XVIIE SIÈCLE
Par Marie-Françoise GRIFEUILLE

- LEÓUNCI
Par Mirèio COUSTON

- L'ONCLE D'AMÉRIQUE :
UN PROVENÇAL ET SA BELLE-FAMILLE ALSACIENNE
Par Christian SGHERRI

- LES FONDEMENTS DE  LA PENSÉE POLITIQUE ARLÉSIENNE :
Par Bruno BOURJAC

- LA LORGNETTE
Par Christophe GONZALEZ


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ÉDITORIAL

Petite devinette : « Je suis un monument national, appartenant au patrimoine immatériel ; mes origines sont romanes, et mes fondations grecques et romaines puis gauloises ; préparée par Robert ESTIENNE en 1539, complétée par Jean NICOT en 1606, dont le Thrésor a ouvert la voie à d’autres, je fus codifiée suivant l'ordonnance signée à Villers-Cotterêts le 15 août 1539 par le roi François Ier, puis placée par Louis XIV en 1739 sous la tutelle d’une administration royale dont Arles a sa propre entité, et qui vient de fêter ses 350 ans ; j’ai eu des chantres annonciateurs comme François DE MALHERBE et Nicolas BOILEAU, puis réalisateurs comme César-Pierre RICHELET (1680), Antoine FURETIÈRE (1690), enfin Denis DIDEROT (1751), VOLTAIRE (1764), Louis-Nicolas BESCHERELLE (1856), Émile LITTRÉ (1863), Pierre LAROUSSE (1866), Paul ROBERT (1950) ; mais il faut retenir que c’est en 1694, et pour la première fois, que l’Académie française publiera son Dictionnaire qui fera référence pour la langue française. » Car c’est bien de notre langue maternelle qu’il s’agit ! Pratiquée par plus de deux cents millions de locuteurs dans le monde, elle a chaque année sa semaine et en particulier sa journée de la francophonie comme ce fut le cas le 26 mars dernier.

Il s’agit donc bien là d’un patrimoine vivant qu’il est indispensable de sauvegarder comme les autres monuments, face à des attaques et des perversions insidieuses sous couvert de modernité et au moyen de l’outil numérique. Car la langue française est triplement menacée : par la langue anglaise qui insidieusement la dévore de l’intérieur, par nos élites qui en font un usage affligeant, enfin et surtout menacée d’être ignorée par les nouvelles générations à qui l’école n’apporte plus les moyens de l’apprendre. Le premier rempart contre cette fatalité est bien l’école et il est bon de rappeler comme l’écrit en 2013 Hélène CARRÈRE D'ENCAUSSE, membre de l'Académie française depuis 1990, élue secrétaire perpétuel en 1999, dans son plaidoyer À la reconquête de la langue française : « L’école s’est toujours donné pour mission de transmettre l’exceptionnel patrimoine littéraire français à des générations d’élèves en leur fournissant les outils nécessaires à sa compréhension et à son appropriation. » Or seule la volonté politique peut rendre à notre langue le respect et l’attention qui lui sont dus et du même coup son autorité et son influence ici et dans le monde. C’est donc vers le chef de l’État, son protecteur depuis le règne de Louis XIV, que comme l’Académie nous nous tournons et l’actualité nous le rappelle aujourd’hui.

Mais le rôle de la famille est également primordial car comme Saint-Exupéry l’écrit dans Terre des hommes : « La mère n’avait point seulement transmis la vie, elle avait, à ses fils, enseigné un langage, elle leur avait confié le bagage si lentement accumulé au cours des siècles, le patrimoine spirituel qu’elle avait elle-même reçu en dépôt, ce petit lot de traditions, de concepts et de mythes qui constitue toute la différence qui sépare Newton ou Shakespeare de la brute des cavernes. »

                                                                                                                                                                                                    Vincent RAMON

 

 


​N°169 - Décembre 2016


- ÉDITORIAL 
Par Vincent RAMON

- UN DOMAINE DU DELTA DU RHÔNE DU MOYEN ÂGE À AUJOURD'HUI : LE RADEAU
Par Jean-Claude DUCLOS

- LE RÉGIMENT DE SÉVILLE CAVALERIE À ARLES EN 1742
Par Robert BOUCHET

- LE COUVENT DES URSULINES D'ARLES
Par Robert RÉGAL

- LA « NAZETTE » OU LA POISON ARLÉSIENNE :
UNE AFFAIRE RETENTISSANTE DANS L'ARLES DE 1817
Par Michel BAUDAT

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN :
LE MUSEON ARLATEN À L'HEURE NUMÉRIQUE

Par Patrick GAUTHIER

- RENCONTRE ARLÉSIENNE
Par Jean-Marie MAGNAN

 


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ÉDITORIAL

« Patrimoine et Citoyenneté », tel était le thème retenu cette année par le ministère de la Culture pour les Journées européennes du Patrimoine qui se sont déroulées les 17 et 18 septembre dernier. À la veille du début d’une campagne électorale majeure pour le pays, ce sujet dans sa symbolique pouvait être abordé par une réflexion philosophique autour d’un certain nombre de valeurs sociétales, mais aussi avec un certain pragmatisme tant son application au quotidien est loin d’être un exercice de style !


Conscients de cet enjeu, les AVA se sont astreints à décliner ce thème sous ces deux aspects mais avec une unité de temps et de lieu… comme il sied au théâtre ! Comme détaillé dans la rubrique Entre Nous du présent bulletin, c’est donc à l’Espace Mistral et durant la journée de samedi que nous avons souhaité à la fois décliner la version philosophique et aborder les travaux pratiques.


Dans son communiqué de presse, le ministère souligne à cette occasion le rôle majeur des associations pour la défense du patrimoine, en particulier culturel, comme un véritable enjeu de l’exercice de la citoyenneté et cela nous donne toute légitimité pour réfléchir et agir, sans oublier que cet engagement civique comporte aussi un caractère financier non négligeable.


Oserions-nous considérer que le Patrimoine évoque une notion de Bien, propriété de l’individu ou du groupe, et la Citoyenneté, la pratique et l’usage de ce droit de propriété ! Comment dès lors comprendre l’expression « citoyen du monde », si ce n’est à l’exemple de Luc HOFFMANN, qui vient de nous quitter et qui a consacré sa vie à la défense de ce patrimoine environnemental dont il n’était pas propriétaire mais simplement senti redevable vis-à-vis des générations futures ; ce qu’aujourd’hui la société appelle un engagement éco-citoyen, et qui peut se traduire par des opérations que les chercheurs qualifient de « sciences participatives ».


Toutes les (bonnes) volontés semblent tendre vers ce partage du bien commun patrimonial tel qu’il mobilise les AVA, y compris l’État qui vient de promulguer sur ce sujet la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, laquelle vient (enfin) moderniser et peut-être révolutionner celle du 31 décembre 1913 !


En cette période où l’esprit civique des Français est plus que jamais sollicité, et où l’obscurantisme et la barbarie se sont acharnés à détruire une partie de notre patrimoine mondial, il convient d’être plus que vigilant et, citant le philosophe Henri Bergson, d’affirmer que : « L'avenir n'est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons en faire. »                                                                                                                                                      

                                                                                                                                                                                            Vincent RAMON

 


​N°168 - Septembre 2016


- ÉDITORIAL 
Par Vincent RAMON

- PIERRE POMME (1728-1814)
Par Michel BAYLE

- L'ACADÉMIE ÉQUESTRE D'ARLES AU XVIIE SIÈCLE
Par Fabienne MARTIN

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN :
LA NUMÉRISATION DES COLLECTIONS

Par Florence SIZARET

- MICHEL TOURNIER ET LE RÊVE D’ENFANCE DES PHILOSOPHIES
Par Jean-Marie MAGNAN

- MARIUS
Par Anne-Marie SIMON

- IN MEMORIAM : LUC HOFFMANN (1923-2016)


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ÉDITORIAL

« Patrimoine et Citoyenneté », tel était le thème retenu cette année par le ministère de la Culture pour les Journées européennes du Patrimoine qui se sont déroulées les 17 et 18 septembre dernier. À la veille du début d’une campagne électorale majeure pour le pays, ce sujet dans sa symbolique pouvait être abordé par une réflexion philosophique autour d’un certain nombre de valeurs sociétales, mais aussi avec un certain pragmatisme tant son application au quotidien est loin d’être un exercice de style !


Conscients de cet enjeu, les AVA se sont astreints à décliner ce thème sous ces deux aspects mais avec une unité de temps et de lieu… comme il sied au théâtre ! Comme détaillé dans la rubrique Entre Nous du présent bulletin, c’est donc à l’Espace Mistral et durant la journée de samedi que nous avons souhaité à la fois décliner la version philosophique et aborder les travaux pratiques.


Dans son communiqué de presse, le ministère souligne à cette occasion le rôle majeur des associations pour la défense du patrimoine, en particulier culturel, comme un véritable enjeu de l’exercice de la citoyenneté et cela nous donne toute légitimité pour réfléchir et agir, sans oublier que cet engagement civique comporte aussi un caractère financier non négligeable.


Oserions-nous considérer que le Patrimoine évoque une notion de Bien, propriété de l’individu ou du groupe, et la Citoyenneté, la pratique et l’usage de ce droit de propriété ! Comment dès lors comprendre l’expression « citoyen du monde », si ce n’est à l’exemple de Luc HOFFMANN, qui vient de nous quitter et qui a consacré sa vie à la défense de ce patrimoine environnemental dont il n’était pas propriétaire mais simplement senti redevable vis-à-vis des générations futures ; ce qu’aujourd’hui la société appelle un engagement éco-citoyen, et qui peut se traduire par des opérations que les chercheurs qualifient de « sciences participatives ».


Toutes les (bonnes) volontés semblent tendre vers ce partage du bien commun patrimonial tel qu’il mobilise les AVA, y compris l’État qui vient de promulguer sur ce sujet la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, laquelle vient (enfin) moderniser et peut-être révolutionner celle du 31 décembre 1913 !


En cette période où l’esprit civique des Français est plus que jamais sollicité, et où l’obscurantisme et la barbarie se sont acharnés à détruire une partie de notre patrimoine mondial, il convient d’être plus que vigilant et, citant le philosophe Henri Bergson, d’affirmer que : « L'avenir n'est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons en faire. »                                                                                                                                                      

                                                                                                                                                                                            Vincent RAMON

 


​N°167 - Juin 2016


- ÉDITORIAL 
Par Vincent RAMON

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN :
LES DIORAMAS, UNE IMAGE DE LA PROVENCE ETHNOGRAPHIQUE
Par Dominique SERENA-ALLIER

- LE 9EZOUAVES, LE RÉGIMENT DES ARLÉSIENS
OU L’OCCULTATION D’UNE MÉMOIRE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE
Par Jean-Arthur NOÏQUE

- FERNAND BEISSIER (1856-1936)
ITINÉRAIRE D’UN POÈTE ARLÉSIEN SOUS LA III
ERÉPUBLIQUE
Par Ghislaine SICARD-PICCHIOTTINO

- LE PLEIN SUD D’EDMONDE CHARLES-ROUX
Par Jean-Marie MAGNAN

- UNE ANNEXE DU COUVENT DES RÉCOLLETS IDENTIFIÉE
Par Michel BAUDAT

- IN MEMORIAM


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ÉDITORIAL

Les Arlésiens semblaient l’ignorer, mais ils découvrent en ce début d’été 2016 qu’ils vivent sur un volcan en sommeil ! À en juger par le compte rendu de très nombreux médias nationaux, c’est en effet une véritable éruption culturelle à laquelle nous assistons (presque) au grand étonnement des intéressés. C’est le site des Ateliers qui, avec la tour de Franck GEHRY et le parc jardin de Bas SMETS donnent à la Fondation LUMA sa véritable dimension dans le panorama de la ville ; ce sont les Rencontres de la photo qui à 47 ans s’emparent ostensiblement de l’Espace Mistral (l’ancien collège pour ceux qui ne se seraient pas encore familiarisés avec cette appellation !) et créent une animation autour de plusieurs évènements qui révèlent la vocation culturelle du lieu tout en rappelant le souvenir du brouhaha des récréations d’antan ; c’est la Fondation Van Gogh qui, après deux ans de mise à l’épreuve, se voit confier par « la maison-mère » un collection importante de toiles pour une explosion d’émotion dans les yeux ébahis des visiteurs déjà très nombreux ; c’est le Museon Arlaten dont les échafaudages sonnent enfin le réveil et annoncent des jours (2018) meilleurs ; c’est la cour de l’Archevêché où le Comité des fêtes par le 16e Forum lyrique international rappelle l’attachement de la ville pour l’opéra, avant que la 21e édition du festival Les Suds ne lance ses animations estivales sur de nombreuses scènes et pour d’autres musiques du monde ; c’est le Théâtre antique qui accueille la soirée MOPA de projection des films d’animation de la promotion 2016 de ses élèves, pour accueillir peu après la Fête du costume, dont la solennité magnifie nos Arlésiennes ; c’est l’Académie d’Arles qui par la voix de son président emblématique, Jean-Maurice ROUQUETTE, et à l’occasion de son 350e anniversaire, rappelle la mission pluridisciplinaire et historique que lui confia le roi Louis XIV. Et comme dans la nature un tel phénomène éruptif s’accompagne forcément de la création de nombreux petits cratères, en ville c’est l’installation de nombreuses galeries d’art et de lieux de spectacles qui accompagne ce remodelage du terrain suite à cette explosion dont l’éclectisme culturel est une garantie de pérennité…

À cela s’ajoutent quelques signes avant-coureurs d’autres explosions sismiques prévisibles comme la pose de la première pierre de l’École nationale de la photographie, ou plus fort encore l’impérieuse nécessité du contournement autoroutier qui doit véritablement transformer l’urbanisme de la ville et lui permettre de gérer en toute sérénité cette tempête culturelle qui n’est pas prête de s’arrêter.

Avec un brin d’audace, je reprends volontiers la citation de Léo Lelée, rappelée récemment par Nicole NIEL dans une conférence sous l’égide du Centre des collectionneurs d’histoire de mode (CCHMode) ; « si les Arlésiens veulent que leur ville soit cotée, il faut qu’ils s’intéressent d’avantage à tout ce qui est Art et à tout ce qui le représente. »                                                                                                                                                                                  

                                                                                                                                                                             Vincent RAMON


​N°HA12 - Mars 2016


- AVANT-PROPOS
Par Vincent RAMON, président des Amis du Vieil Arles

- PROGRAMME DU COLLOQUE

- INTRODUCTION
Par Jean-Maurice ROUQUETTE, président de l'Académie d'Arles et des Amis de Saint-Trophime

- LA FAMILLE DE GASPARD DU LAURENS
Par Jean-Maurice ROUQUETTE

- ÉTAT RELIGIEUX DE LA PROVENCE DANS LES PREMIÈRES DÉCENNIES DU XVIIe SIÈCLE
Par Régis BERTRAND

- UNE RÉFORME « À CHAUX ET À SABLE » / GASPARD DU LAURENS EN VISITE DANS SON ARCHIDIOCÈSE (1607-1629)
Par François-Xavier CARLOTTI

- GASPARD DU LAURENS, ARCHEVÊQUE MÉCÈNE
Par Marie-Françoise GRIFFEUILLE

- L'ENTRÉE DE LOUIS XVI À ARLES EN 1622
Par Marie-Rose BONNET

- LE QUARTIER DE LA CITÉ SOUS L'ÉPISCOPAT DE GASPARD DU LAURENS
Par Odile CAYLUX

- ARLES À LA FIN DU XVIe SIÈCLE, UNE VILLE AU GOÛT DE L'ANTIQUE
Par Estelle ROUQUETTE

- LE CONTEXTE ÉCONOMIQUE DE LA VILLE D'ARLES À L'ÉPOQUE DE L'ÉPISCOPAT DE GASPARD DU LAURENS
Par Patricia PAYN-ÉCHALIER

 


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AVANT-PROPOS


Fidèles à leur mission, les Amis du Vieil Arles, en publiant les actes du colloque consacré à Gaspard du LAURENS, sous la haute et bienveillante autorité de M. Jean-Maurice ROUQUETTE, apportent leur contribution au rayonnement culturel de leur ville. Par ce partenariat avec l’association des Amis de Saint-Trophime et l’Académie d’Arles, organisateurs de cet événement le 3 octobre 2015, ils affirment leur adhésion aux valeurs défendues par ces associations autour du patrimoine religieux d’Arles. Enfin, en saluant la qualité des intervenants, les AVA témoignent à nouveau de leur intérêt pour l’histoire d’Arles, dont la vie pastorale de cet archevêque arlésien est une merveilleuse illustration, en
cette période du XVIIe siècle qui fut l’une des plus brillantes pour elle sous l’Ancien Régime.

                                                                                                                                                                           Vincent RAMON
                                                                                                                                                               Président des Amis du Vieil Arles


​N°166 - Décembre 2015


- ÉDITORIAL 
Par Vincent RAMON

- DES NOUVELLES DU MUSEON ARLATEN :
UN NOUVEAU REGARD SUR LA BOUVINE
Par Anaïs VAILLANT, Françoise DAVID et Gaëlle THOUZERY

- LE CHÂTEAU DE BARBEGAL,
UNE HISTOIRE DE FAMILLES
Par Odile CAYLUX

- UN PHOTOGRAPHE DE DÉMONS ET MERVEILLES
Par Jean-Marie MAGNAN


- LES DISCOURS DE DISTRIBUTION DES PRIX À ARLES
PENDANT LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE
Par Christophe GONZALEZ


- LES 40 ANS DU COURS DE PROVENÇAL DES AVA
LE CENTENAIRE DE LA DISPARITION DE JEAN-HENRI FABRE
Par un collectif d’élèves du cours de provençal des AVA

Nos remerciements chaleureux à Mme Anne Clergue
pour la photographie de Lucien Clergue en couverture de ce bulletin.


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ÉDITORIAL


Le temps du bilan viendra avec notre assemblée générale, mais les premiers jours de cette nouvelle année sont l’occasion d’une rétrospective pour une année en  « 15 », dont certains devins voyaient, dans la continuité des siècles précédents, une année difficile !


Sans avoir besoin d’aller chercher une référence dans des aventures intergalactiques très en vogue au cinéma, tout le monde s’accorde à dire que 2015 restera marquée, au-delà des conflits locaux malheureusement fréquents depuis plusieurs décennies, par la reprise d’une autre guerre dite « de civilisation » et ce, au moment même où les responsables politiques de notre planète expriment leur volonté d’union pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique qui menace chacun d’entre nous. Attentats, actes de barbarie, destructions symboliques de monuments emblématiques ont rythmé l’actualité de cette année, et provoqué à chaque fois un sursaut d’humanisme universellement partagé par le plus grand nombre au-delà des intérêts partisans et des croyances philosophiques et religieuses. Beaucoup, hommes politiques, philosophes, journalistes, se sont et vont encore s’exprimer sur ce sujet et notre bulletin n’est pas une tribune propre à déclaration.


Plus proche des objectifs de notre association, l’Histoire, comme un éternel recommencement, nous apporte des réponses, sinon des solutions, à ces difficultés. Sans remonter très loin dans le temps, on peut constater que les quinze premières années des deux siècles précédents ont été marquées par des évènements dramatiques d’ampleur comparable, où guerres, révolutions, destructions massives ont apporté leur lots de malheurs. Au XIXe siècle, un illustre témoin a vécu et raconté cette période et, par son œuvre immense, a su nous faire partager ses émotions et partager ses valeurs : de 1802 à 1885, Victor HUGO fut un témoin et un acteur majeur de cette époque dont l’histoire pour le moins contrastée a néanmoins jeté les bases de notre modernité. De son œuvre, et pour le sujet qui nous rassemble, la protection du patrimoine, je voudrais retenir aujourd’hui l’effet positif de deux pamphlets écrits l’un en 1825 Sur la destruction des monuments en France et l’autre en 1832, qu’il intitula Guerre aux démolisseurs. Victor Hugo les écrivit pour « arrêter le marteau qui mutilait la face du pays en détruisant nos édifices historiques » et dénonça violemment le vandalisme des « ignobles spéculateurs » qui, avec l’assentiment des municipalités, agrandissaient leur « carré aux choux » en jetant à bas nos monuments nationaux. HUGO stigmatisa l’indifférence criminelle des autorités et exigea le vote d’une loi pour la protection de notre patrimoine architectural. Cinq ans plus tard, la monarchie de Juillet créa une commission des monuments historiques qui permit à Prosper MÉRIMÉE d’agir comme nous le savons. Quant à la loi, il fallut attendre 1913 pour qu’elle soit promulguée !


À cette occasion il écrivit aussi : « Il y a deux choses dans un édifice, son usage et sa beauté ; son usage appartient au propriétaire, sa beauté appartient à tout le monde, à vous, à moi, à nous,…, donc le détruire c’est dépasser son droit. »

Je fais ce voeu pour notre patrimoine et formule les meilleurs pour vous tous et ceux qui vous sont chers pour une année 2016 de renaissance.
                                                                                                                                                                                   

                                                                                                                                                                             Vincent RAMON